26.01.2009
Aux Études
Nonante-neuf, mais oui, c’est ça, comme toutes ces dates, là, l’an deux mille en 68 bien après doux Jésus etc., vraiment pas du grand n’importe quoi, mais non. Allez hop, dans la nature, une adresse réticulaire pour de toujours possibles nouvelles aventures et ce bon débarras également créé tout spécialement pour ou contre le manque, la crise, l'envie de pourquoi pas faire caca avec la tête quand ça nous parle...
Psychiquement vôtre,
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21.01.2009
L' E a u R o u g e

Unijambiste, Alan Stacey conduisait avec une poignée de gaz de moto fixée au levier de vitesses.
Il débute en trial puis passe à l'automobile en 1955, par les courses de club, sur des Lotus Eleven.
Rapide malgré son handicap, il gagne sept courses en 1956 et attire ainsi l'attention de Colin Chapman. Deux victoires, à Brands Hatch et Crystal Palace, ainsi qu'une troisième place à Rouen en GT le convainquent d'essayer Stacey en F1.
Aligné dans la foulée à Silverstone, il commence timidement carrière en Grand Prix, se qualifiant de justesse, trahi par le moteur de sa Lotus 16.
Il remet cela en 1959 à Aintree où il obtient une huitième place, son meilleur résultat en Championnat du monde. Un embrayage défaillant au GP des USA clôt cette saison durant laquelle lui et ses coéquipiers Innés Ireland et Graham Hill souffrent du manque de fiabilité de leurs machines.
Alan Stacey ne passe pas inaperçu dans les parcs fermés, d'autant plus qu'il y est accompagné par son mécano personnel de toujours, Bill Bossom. À la place d'un bras, l'homme a une prothèse prolongée d'un support à outils. Les deux personnages forcent l'admiration partout où ils passent ; ils n'ont que des amis, même si certains pratiquent l'humour un peu rude de cette époque, tel Innés Ireland, grand copain de Stacey, qui avait fait croire à Jim Clark que son pote avait également une prothèse à la place d'un autre membre.
1960 n'est pas un bon cru. La grosse chaleur régnant en Argentine épuise Alan qui abandonne. On doit à la vérité d'indiquer que la puissance des F1 dépasse maintenant les moyens d'un pilote que fatigue ce système sommaire d'accélération à main. Maîtrisée sur les 100 chevaux de sa Lotus Eleven, la commande de gaz le force, sur la Lotus 18 (150 CV supplémentaires), à d'insupportables acrobaties qui usent sa hanche.
Une quatrième place à l'International Trophy et deux abandons aux GP de Monaco et de Hollande - où il fut longtemps troisième, conduisent notre homme à Spa-Francorchamps, ce toboggan infernal où il n'a jamais mis le pied. Les essais se déroulent mal chez Lotus, dont les voitures, à l'époque, cassent comme du verre ; Moss est gravement accidenté, lâché par sa caisse qui brise une fusée. Quant à Mike Taylor, il sort au volant d’une 18 privée brutalement de sa colonne de direction.
Alan est prudent, il n'est qu'en dernière ligne au départ. Devant lui, loin devant en troisième ligne, sur une Cooper, se trouve un dénommé Chris Bristow. Il n'a aucun lien spécial avec ce gars-là, si ce n'est une touchette à Goodwood u an plus tôt. Le hasard va pourtant les unir à jamais : ils vivent leur dernier jour. En lutte avec Willy Mairesse, Bristow sort au vingtième tour.
On retrouvera dans un champ le casque maculé de plumes et de sang d'Alan Stacey cinq tours plus tard. Collision frontale avec un oiseau volant non identifié. Une disparition à l'image de sa vie, fascinante.
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STRIGOPS HABROPTILUS
Ainsi suspendue aux plus intimes de ses lèvres, de la tête aux plantes envoûtée, la rêveuse se présente naturellement pieds nus à l’orée du verger. Herbes mousseuses et mouvantes, graminées.
L’héroïne se pénètre et sourit au flash du petit oiseau sans queue ni tête, presque aussi douce que la pente qu’elle arpente, tandis que parmi les rhizomes immergés dans l’ô combien limpide vase de synthèse, grouillent trente millions d’amibes hippopotamesques. Quelques pleureurs splendides disséminés, calcinés, de la moelle jusqu’à l’extrémité des branchioles pour leur part duveteuses : fine pluie de plumes écrues pour moitié d’origine végétale (elle sourit à nouveau).
Une pomme, unique, en plastique, vert pompier, c’est le soleil du ciel pour leurre disparu.
Un être au loin, probablement humain, fait des signes à cheval sur la barrière de son prochain mais la rêveuse ne compte pas faire long feu, c’était écrit. Déjà le morphing des icebergs basanés, panaché de terre d’ombres brûlées et de taupes écrasées – ainsi que le vibrant tumulte qui en résulte, agit au cœur même des paupières précieuses, tachycardie collective, nœuds gordiens, de bric et de broc, de Keith et de Flack.
À présent découverts, mes globes oculaires reprennent leur souffle en direction du plafond, invisibles corps et âme de concert pivotent, en seconde lecture et à bulletin secret. Le psittacidé somniloque allongé sur le matelot à ressort de la chambre à coucher d’à côté instinctivement dit « urne ».
Ita missa est répond de guerre lasse le tout dernier kaka de nuit télépathe en activité dans les oubliettes de mon stron cérébral.
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JUNK ROOM
16.01.2009
Kulturkampf
En remerciements et hommages à mon Asperge de rêve
WENDY CARLOS [modifier]
Compositrice et interprète de musique électronique américaine, blablabla, Carlos a très tôt été attirée.
Composant à l’âge de dix ans un trio pour clarinette, accordéon et piano et concevant quatre ans plus tard son premier ordinateur. Blablabla.
Connue par Kimochii pour avoir interprété des œuvres de Bach sur un synthétiseur modulaire Moog, blablabla, Wendy Carlos, c'est également la bande originale des films Orange mécanique, Shining et Tron.
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13.01.2009
Rest In Peace
00:00 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : escape from alcatraz, portmeirion, free man, lotus seven, traumspargel, juffrouw zes, 0800 32 123
01.01.2009
La chatte à tonton, suite et fin
J’ai d’abord posé ma question à Thelonious Monk...
SI ON T’ACCORDAIT TROIS VŒUX QUI DEVRAIENT SE RÉALISER SUR-LE-CHAMP, QUE SOUHAITERAIS-TU ?
Il arpentait la pièce et s’est interrompu un moment pour regarder New York au loin, de l’autre côté du fleuve... puis il m’a donné sa réponse
1. Que ma musique ait du succès
2. Que ma famille soit heureuse
3. Qu’on me donne une amie géniale comme toi !et je me suis exclamée : « Mais Thelonious ! Tout ça, tu l’as déjà ! » Il s’est contenté de sourire, et il s’est remis à marcher de long en large...
31.12.2008
Héroïne

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02.11.2008
L'île aux Enfants

Et si, rien que pour ce mille et unième commentaire, nous assistions à la mort foudroyante du squelette vivant, frissonnions à l'attaque de l'oiseau géant à deux têtes, regardions la femme-cobra danser et sentions son étreinte ondulante et mortelle, jouissions de l'intense bataille entre les Cyclopes et le dragon de feu, bref, fêtions cela à grands coups d'effets spéciaux dans la figure ? Sépicale diadécice à mon Asperge de rêve, à Fred_ et au jardinier secret du Comte Piotrard de Nervulve
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30.04.2008
Fin de citation #3
L’herbe est parfois toujours plus rouge dans le champ du voisin.
[Shinobu Ishihara]
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01.04.2008
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31.04.2008
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La visite au funérarium remonte à deux jours et depuis plus que jamais demeure aussi vivace l’essence du lilium dans les trous d’nez de ma mémoire. Tout (absolument tout) fleure le lys à outrance. Lame horizontale ou criblée, membranes et bulbes olfactifs, c’est bien joli, poétique, scientifiquement correct même, mais merde, quoi que j’aille, où que je fasse, l’odeur est àl, intégrale, impérissable, impérialiste.
La photographie de l’octogénaire sourire aux lèvres et cigarillos vissé au dentier repose sur le couvercle en chêne de la bière belge dans laquelle son enveloppe charnelle entame à bras le corps la phase putride de son existence terrestre. Un cliché disons avantageux en regard de la dernière fois où au détour d’une balade en forêt je passai prendre des nouvelles de sa gueule. Cela remonte à la neige, il n’y avait déjà plus âme qui vive derrière la tête basse des volets de sa bicoque. Pas l’ombre d’un jappement. Plus fatale encore, celle juste avant, celle où le vî coyon semblait ignorer qui nom de nom je pouvais bien être. Debout, toujours plus dur de la feuille, il y causa essentiellement fosse septique. Un putain de monologue où par instant il gratifiait la petite-fille de feu son frère de prénoms discutables… documentation, devis, et facture à l’appui.
Le cancer de la vessie, il s’en fichait presque, c’était bien davantage la pose récente de sa station d’épuration qui le travaillait. Il ne l’a jamais utilisée. Le grand-oncle vidait le tout au fond de son petit jardin pour ne pas la salir.
Je serre à présent quelques mains des deux sexes (pour la plupart inconnues) et embrasse la fille du défunt pour la forme de mes sincères condoléances. L’ai-je déjà vue, cette cousine moustachue par alliance ? M’en souviens pas dis-donc.
L’insolente beauté plantée dans un coin de l’ambiance m’est quant à elle formellement inconnue. Wendy, vingt ans à tout casser, se contente de sourire de partout partout et vibre comme si en effet elle n’était pas seule responsable des vagues de chaleur que même en ces lieux elle parvient à provoquer. Mais pourquoi je raconte ça, moi ? Ah oui ! C’est que sans ces saloperies de gerbes j’aurais je pense gentiment bander dans ma bulle.
Des fleurs du mal à la vessie je disais le cancer, quoi. L’odeur du lys et de la pisse. L’antique pseudo caniche à l’article de la rubrique des chiens paralytiques, compagnon répugnant de l’infortune des derniers jours, de la dernière heure, filé en éclaireur. C’est qu'il faut s’imaginer le bonhomme partir à sa recherche en pyjama, des semaines après l’euthanasie. Une escapade de plusieurs bornes à travers bois !
Mais qu’entends-je, qu’ois-je, son couvre-chef fétiche (une casquette à visière américaine made in China) l’accompagne ? Grand bien fou lui fasse ! Qu’il repose en paix et remette mes salutations distinguées, des fois que...
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Pour sa part, la dernière fille de Strychnine vit toujours.
Courageuse petite forte tête adorable et pleine de jeux. Parfois, le monstre sacré appelé Dieu l’exige en bleu, un bleu ch’sais pas quoi d’ailleurs. Gris bleuté ? pas une teinte qui schtroumpfe la joie de vivre en tout cas. Déjà, le bleu pour la peau d'une gamine de la moitié de moins de cent mois, avec ou sans traces de scie circulaire sur le sternum, cela n’est guère des plus seyant, pas des plus naturel non plus faut reconnaître. Moi je dis que c’est rose qu’elle devrait être. Ou noire presque de la tête aux pieds. Jaune devant brun derrière à la limite.
TOUT sauf bleue. Bleu c’est strictement réservé aux petits garçons qui respirent la santé.
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Quand dans un premier temps, Mickey, douze ans, apprit que déjà les chances de sauver sa jambe étaient nulles, il a dit pas grave en souriant à ses parents (d’autres espèces de cousins). C’est un peu plus tard qu’il a fait machine arrière, un peu plus tard que le Ciel est tombé dans sa tête. Dès l’instant où des spécialistes en la matière lui ont clairement fait comprendre qu’avec le traitement et les soins qu’ils allaient lui prodiguer, il perdrait jusqu’au dernier de ses cheveux. Cette réalité là, Mickey a eu beaucoup, beaucoup plus de mal à l’encaisser...
JUIN 2008
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Entraînement : Techniquement, une synchronisation d'ondes cérébrales avec une fréquence déterminée par le biais d'une onde électronique, d'un signal acoustique, etc. Psychologiquement, le processus consistant à suivre un message ou un ordre subliminal ou occulte. Dans une transe post-hypnotique, le sujet « entraîné » par le commandement donné sous hypnose y obéit de façon automatique et aveugle.
Le vecteur et le déguisement sont la même chose – dans Gyn/Ecology, Daly les appelle des « incrustations subliminales » – mais le terme vecteur souligne la manière dont le déguisement fonctionne de façon directive sur les sujets ciblés pour un conditionnement idéologique, religieux ou social. La morale Chrétienne est, par exemple, un vecteur crypto-fasciste pour la collusion victime-perpétrateur. L'image du dieu-homme ou du surhomme, Jésus Christ, est un vecteur crypto-fasciste pour un culte extra-terrestre de domination. Ceux qui embrassent l'image comme l'idéal de l'humanité deviennent des complices involontaires dans un programme occulte... ce qui nous fait paraître basculer dans la thèse de la conspiration, bien sûr. Pour nous défendre des accusations selon lesquelles ces leçons de Mythbusting 101 nous rendent solidaires de la sphère familière de la théorie de la conspiration globale, je dois présenter des distinctions rigoureuses (en cinq paragraphes) :
1. La meilleure conspiration n'est pas imposée au peuple par des manipulations occultes : elle est volontairement adoptée par ceux qu'elle est supposée tromper et léser. Il n'existe pas de conspiration capable de contrôler le monde entier et de duper tous les peuples de la planète mais il existe un scénario basique de conspiration qui œuvre de telle sorte qu'un programme de conspiration globale, qui serait extrêmement compliqué à mettre en place, n'est pas nécessaire. Pourquoi ? Parce que vous n'avez pas besoin de fomenter une conspiration dans le monde lorsque les individus acceptent d'être de connivence avec vos objectifs, totalement à leur insu, néanmoins.
2. Un bon exemple pour illustrer ce type de connivence est le film de 1974 A cause d'un assassinat dans lequel Warren Beatty jour le rôle d'un reporter qui tente de dévoiler une conspiration et qui finit par en devenir le bouc émissaire. La bande du film annonce ironiquement: « Il n'y a pas de conspiration, juste douze personnes mortes ». L'assassinat planifié que suspecte le personnage joué par Beatty fut mis en oeuvre par une intrigue mais c'est lui-même qui devient la cheville ouvrière de la conspiration. Il participe donc à la conspiration sans avoir été obligé de le faire.
3. Il existe un programme de conspiration à l'œuvre dans l'histoire mais pas une conspiration systématique et globale en soi. Une des finalités de ces leçons est de décrire ce programme. Cela n'est pas du tout de dévoiler une conspiration secrète ou présumée telle. En fait, l'approche que je développe ici pourrait être appelée une théorie de contre-conspiration. Elle diffère de la théorie de la conspiration dans la mesure où son propos n'est pas de dévoiler une conspiration spécifique en citant des noms ou des événements ; elle tente, plutôt, de montrer comment une collusion aveugle émerge automatiquement autour d'un scénario prédéterminé.
4. D'emblée cette distinction n'est sans doute pas claire et il peut être bénéfique de se démarquer des suppositions et des associations habituelles qui sont corrélées aux exposés de la théorie de la conspiration et d'introduire deux nouveaux termes – pour rafraîchir la syntaxe, si l'on veut. Au lieu de conspiration, je vais me référer à la suprême arnaque (dans le sens où Daly évoque le « Maître Mythe »). Les arnaqueurs peuvent être appelés les Illuminatis mais ce terme est chargé d'associations et j'en propose donc un autre : les DC. Dans ce nouveau jargon, nous pouvons parler « de la suprême arnaque menée par les DC » afin de montrer que ce n'est pas une conspiration en soi mais un fantasme collectif qui permet à un noyau d'activités réellement maléfiques d'être perpétrées dans le monde entier. Comme la suprême arnaque est un fantasme de l'imagination collective, elle n'a pas besoin d'être mise en œuvre par un vaste effort conspirationnel. Elle s'invente et se nourrit d'elle-même tant que l'imagination collective n'est pas rendue attentive au scénario et guidée vers d'autres directions.
5. Et il existe un complot, un scénario, un programme caché mené par des personnes réelles, un groupe restreint d'individus que j'appelle les DC. Ces initiales signifient « divinement choisis », la croyance directrice des DC. Ces dominateurs, au nombre restreint, partagent tous la croyance selon laquelle ils sont les plus beaux et les plus forts. Des conspirations telles que le Nouvel Ordre Mondial sont des fantasmes collectifs qui voient le jour en raison de la tentative humaine d'imaginer ce que les DC sont en train de concocter et comment ils fonctionnent. Les DC tirent alors profit du processus de fantasme collectif et l'exploitent selon des voies extrêmement pernicieuses. Il est exclus, cependant, d'imaginer que les DC orchestrent un vaste programme de manipulation globale. Ils n'en ont pas besoin. Ils font confiance à l'humanité pour se leurrer elle-même, pour créer ses propres prisons et pour inventer les monstres qui la subjuguent. L'œuvre des DC est diaboliquement intelligente, une illusion qui s'auto-réalise comme un cauchemar Kafkaïen qui s'incarne grâce au comportement aveugle et compulsif de millions de personnes. Le génie des DC réside dans leur capacité de faire jouer l'imagination collective contre elle-même. Ils comptent sur l'humanité pour se faire entraîner par ses propres illusions, ou par des croyances attachées à ces illusions et « mythes trompeurs » comme Mary Daly les appelle – le mythe de la résurrection du corps physique après la mort, par exemple.
Les DC croient qu'ils sont les quelques élus de la divinité paternelle qui œuvre contre l'humanité. LUI, Yahvé, les récompensera de l'immortalité physique ou d'un statut clonal d'éternité, un simulacre de vie, préfiguré par le personnage sinistre de Melchizedek qui est « non engendré ». Ils peuvent faire abstraction de l'humanité et mettre en place toutes sortes de mesures pour faire en sorte qu'elle empoisonne son habitat et s'auto-détruise par la violence sectaire, le racisme, l'addiction aux drogues, et autres pathologies induites parce qu'ils se sont alliés avec la puissance plus qu'humaine d'un dieu paternel extra-terrestre. Pour autant que je sache, seuls les Gnostiques des Mystères Païens s'exprimèrent sur la place publique afin de défier ouvertement ce pacte anti-humain en dévoilant le Démiurge, le dieu dément qui œuvre contre l'humanité. Cela explique aisément pourquoi ils furent si brutalement exterminés.
[John Lamb Lash] [Dominique Guillet pour les traductions]
(…) Réveillé par un putain de mal de tête au crâne, je rallumerai la fin du tarboule qui collera à mon bec et machinalement m’envolerai jusqu’à la cabine d’essuyage la plus proche. Le grand rouquin de souche européenne aux yeux noisette et son partenaire albinos sans-papiers né de parents inconnus des quartiers chics de Pyongyang*– avec lesquels, hélas, j’aurai enfin passé la soirée ainsi qu’une bonne partie de la nuit défoncé tout là-haut à la cime du charme –, auront également profité de la situation de mon sommeil pour dès potron-jacquet disons fausser compagnie à ce qu’ici-bas d’aucuns appellent la vraie vie.
Quarante ans ce dimanche que sporadiquement on se fréquente et à peine moins que je le souffre, disons le D. et sa faute à pas d’chance. Le D. qui putain même à distance parvient encore et toujours à me pourrir l’existence. Le D. et sa maladie. Le D. et ses boucheries-charcuteries. Le D. et ses stomies. Le D. et ses produits chimiques, ses je n’sais plus combien de morts clinique. Le D. et sa chaise électrique. Le D. et ses prothèses en alliage. Le D. et ses prothèses en plastique. Le D. et sa façon de penser. Le D. et son racisme de fils de pute. Le D. et ses réactions épidermiques. Le D. et ses différences de traitement systématiques. Le D. et ses penchants. Le D. et ma sœur. Le D., mes nièces et mon Ignace. Le D. et ses mensonges éhontés. Le D. et les restes de l’humanité. Le D. et ce fumier de YHVH. Le D. et ses manières de traiter la p’tite tête de ma mère. Le D. et la moitié de notre quart-monde. Le D. et ses goûts de chiottes. Le D. et tout ce qui ne me revient pas dans l’immédiat. Le D. et moi qui rêve de le faire disparaître à jamais histoire d’abréger quelque peu nos souffrances respectives.
J’avais quinze ans quand enfin, grâce à la musique, in extremis je suis entré en enfance.
Acrylique et cutter sur aggloméré
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JANINE : Kanzi, this is Janine. Would you like any food ? Tell me what food you'd like.
TALKING KEYBOARD : Food surprise.
JANINE : Some food surprise ?
TALKING KEYBOARD : Food surprise.
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Koko sometimes invents new word combinations. What do you think she means by :
- Cookie Rock → a stale sweet roll
- Eye Hat → a Halloween mask
- Finger Bracelet → a ring
- White Tiger → a zebra
- Elephant Baby → a Pinnochio doll
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Monsieur,
Page je n’sais plus combien de Catching the Big Fish, est à peu de choses près traduit ceci :
(…) Dans un magasin de jouets, je passe en revue des soldats de bois avant de tomber amoureux d’un lieutenant qui m’invite à danser. Mais un hussard noir, mué par un ressort, jaillit d’une boîte : « J’ai rendez-vous avec la créature des commentaires du rêve d’Elly ». Pour prouver sa puissance, la mort tue les soldats de bois, arrête la poupée mécanique et fait rentrer le lapin en peluche. Nous fuyons à cheval dans les nuages, poursuivis par la mort qui provoque mon officier en duel et le tue. Puis elle se saisit de moi inanimé et me dépose au pied d’une croix transformée en rosier. Ses pétales tombent en pluie sur le sol où je repose. Retour à la réalité. Ce que nous croyons être des pétales ne sont que flocons de neige recouvrant mon visage de petite marchande d’allumettes endormie pour toujours.
Pas encore eu le temps de calculer leur âge, je sais juste qu'elles sont seize. Ce qu'elles peuvent bien planifier là-haut, dans le coin supérieur gauche du carré de tentures de ma chambre à coucher, en plein mois d'octobre deux mille huit, et depuis quand y sont-elles coléoptères ? Mystères...
Michael Guinzburg a travaillé comme plongeur, cuisinier, coursier, chauffeur de gangsters, garde du corps de strip-teaseuses, télégraphiste, détective privé, chauffeur de poids lourds, etc.
Pour ma part, c’est dans la pub qu’initialement j’ai pris direct pour cinq ans. Une exploitation familiale, basée en rase campagne, aux mains d’un ingénieux petit astérisque à poils mi-longs presque entièrement dépourvus de mélanine. Explication : des arcades sourcilières couleur craie pour l’une, et – peu me chaut d’être cru –, tableau noir pour l’autre…
Gérant de société au centre de la gauche, la cinquantaine (trône chez lui une photo de quand il était vieux, datant des années septante, une barbe de malade visiblement tendue à l’extrême par sa passion pour l’orgue de barbarie), humoriste hyper professionnel franc-maçon dans l’âme, toujours un bon petit mot pour les droits de l’homme indépendant et les médias locaux dans sa manche. En revanche, rien à dire, ou à peine, sur sa moitié, sérigraphe. Une teigne aussi haineuse qu’inconsolable, que Vapeurs chimiques de Guerlasse jamais ne déserte. De l’imposant atelier connexe au bar des studios de créations à proprement parler, le ciel est orageux, couvert en permanence.
J’y ai débarqué comme jeune quille dans un jeu d’chiens, en stage, peu de temps après la chute du fruit unique de leurs amours, tué dans un stupide accident de mobylette. Pratiquement le même âge. C’est également l’époque durant laquelle toute la jambe de mon D. partira en fumée, celle aussi où la femme de sa vie, ma mère quoi, fréquentera tantôt l’ensemble des instituts psychiatriques de la communauté française tantôt la crapuleuse compagnie de spirites from behond. L’époque effroyable où au sortir de l’adolescence à jamais j'aiguisai les ressorts de ma vision du monde du travail sur soi des uns et du travail sur soi des autres.
Ensuite, illico après le clash de fin, je me déguise en pseudo zombie de société, pas la moindre couverture sociale, que dalle. Le petit niki se souvient alors de feu son bon-papa, Heinrich, l’aïeul antikapitalist sans qui naturellement nous ne serions pas ici et là : « Si tu travailles pas à l’école, tu voleras à l’usine ! ». Loin d’être un cancre près du radiateur de la fenêtre, des usines, j’en ai malgré tout comme qui dirait fréquenté quelques unes dans le futur de mon passé. Déjà, à l’époque, environ deux décennies avant cette crise financière sur le gâteau planétaire, on tuait père et mère pour s’y faire enrôler.
Arrive ainsi la découverte de ses semblables, de jour comme de nuit, 3*8, feux continus, et t’avises surtout pas de contracter la CRÈVE !
* reLire Rosetta de Saxe-Cobourg du gotha (n'y changera rien)
(…) Quittant Aloysius Swann qui allait à la P.J., Ottavio Ottaviani gagna Longchamp où, nonobstant l’inamical climat, l’on courait l’important Grand Prix du Touring Club qui finissait la saison. Il s’agissait d’un handicap ardu qu’un nabab dotait d’un prix qu’on disait mirobolant (on murmurait qu’il offrait un million au gagnant). Aussi, Tout-Paris paradait-il au paddock.
On pouvait voir Amanda Von Comodoro-Rivadavia, la star à qui la Columbia avait garanti par contrat un milliard pour trois films. Amanda portait – sancta simplicitas – un pantalon bouffant d’ottoman incarnat, un ras du cou corail, un caraco purpurin, un obi colcotar, un foulard carmin, un vison nacarat ; bas rubis, gants cramoisis, botillons minium à hauts talons zinzolin. Urbain d’Agostino, son soupirant du mois, l’accompagnait : jabot au point du Puy, frac d’Ungaro à col Mao, gibus, Grand Sautoir. On montrait du doigt Maharadjahs, PDG, Kronprinz, Paladins, Hospodars ; chacun avait son nom au Gotha ou, au moins, au Bottin Mondain. Ça froufroutait dans un grand tralala.






