12.04.2007
L'écrivain
Un vrai « flic des narcotiques » a été engagé pour la deuxième tournée américaine. Pendant tout ce temps, l’édition de poche était parue (j’étais sur la route depuis si longtemps). Terence n’était plus dans les parages depuis des mois et une jeune femme au teint frais – une « assistante en motivation », une « baby-sitter de célébrité » ou une « compagne de sobriété », ou je ne sais quoi – devait s’assurer à présent, en fait, que je ne sniffais pas d’héroïne avant les lectures. Mais, bien entendu, elle avait été engagée pour protéger mon éditeur, pas moi. Ils se fichaient pas mal de savoir pour quelle raison cachée j’étais dépendant (et moi aussi d’ailleurs) et ne s’intéressaient qu’au montant des ventes générées par la tournée. Je pensais être « fragile mais en état de fonctionner », et à en croire les e-mails du flic des narcotiques envoyés au service de presse de Knopf, je n’étais absolument pas en état de fonctionner.

e-mail #6 : « 25 kilomètres au sud-ouest de Detroit écrivain retrouvé caché au fond d’un van, moteur calé, sur la bande de séparation d’une autoroute, grattant furieusement croûtes imaginaires. »
e-mail #9 : « Pour raison quelconque écrivain aspergé de gaz lacrymogène lors d’une manifestation antiglobalisation à Chigaco. »
e-mail #13 : « Berkeley – dealer en colère pris en train d’étrangler écrivain pour ‘‘défaut de paiement’’ dans ruelle derrière Barnes & Noble. »
e-mail #18 : « Cleveland – écrivain a dormi jusqu’à 15 heures, ratant interviews du matin et du déjeuner ; retrouvé en train de se gaver dans un fast-food avant d’être contraint de vomir. Vu aussi devant un miroir de l’hôtel sanglotant, ‘‘Je deviens vieux’’. »
e-mail #27 : « Santa Fe – écrivain a soi-disant encouragé un doberman pinscher à faire un cunnilingus à une groupie inconsciente et lorsque ledit animal a manifesté un manque d’intérêt pour ladite groupie, écrivain a donné coup de poing dans la tête dudit animal avant d’être sévèrement mordu. »
e-mail #34 : « Salon du Livre de Miami – écrivain s’est enfermé dans salle de bains d’une librairie hurlant à plusieurs reprises aux employés inquiets, ‘‘Allez-vous en !’’ Écrivain a émergé une heure plus tard, a recommencer à délirer. ‘‘J’ai un serpent sur moi ! hurlait l’écrivain. Il me mord ! Il est DANS MA BOUCHE !’’ Écrivain emmené de force jusqu’à voiture de la sécurité, agrippant un jeune élève d’une école rabbinique stupéfait – que l’écrivain ne cessait de caresser et d’empoigner – jusqu’à arrivée de l’ambulance. Yeux révulsés, derniers mots de l’écrivain – hurlés – avant démarrage du véhicule étaient, je cite, ‘‘Je garde le garçon juif’’, fin de citation. »
BEE, Lunar Park
IMG : Les Griefs de la nuit
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Commentaires
tout est vrai !
Ecrit par : brettt | 12.04.2007
à fond, le terby dans mon cul c'est pas du poulet !!
Ecrit par : victor | 12.04.2007
(...) Ces pages provenaient d'un livre illustré que j'avais écrit quand j'avais sept ans.
Le livre avait un titre.
Le titre était The Toy Bret.
Je me suis penché, lentement, pour ramasser la page de titre, mais je me suis arrêté lorsque j'ai vu le sommet d'un triangle noir.
J'ai écarté les autres pages jusqu'à ce que la feuille entière soit visible.
Et j'ai été confronté au regard ivre du Terby.
En bougeant les pages, j'ai découvert le Terby reproduit une centaine de fois tout au long d'un livre que j'avais écrit, il y a trente ans.
Le Terby sortant d'un cercueil.
Le Terby prenant un bain.
Le Terby butinant le pétale blanc d'une fleur de bougainvillée.
Le Terby buvant un verre de lait.
Le Terby attaquant un chien.
Le Terby pénétrant dans le chien et le faisant voler.
(page 348)
Ecrit par : aduaL | 12.04.2007
yo coco et alors on veut de l'update ! suis trisss sans délire adualien .
Ecrit par : roberto | 20.04.2007
mdr, à ta demande générale je poste illico quelques lignes (inspirées de faits réels)... bisou à toi et à l'ô combien charmante rrose-marie
Ecrit par : coco | 20.04.2007
mots clefs recherchés dans les moteurs :
mercurius solubilis, enorme verge, euthyral, %22par azazel%22, bite plein de merde, christ, cunnilingus photos gratuite, fernande grudet, la souris n'est pas prãªteuse, gérontophilie, lauda coco, robert desnos, alina reyes, alina reyes nue, blogspirit commentaires rejetés, bèbè couleuvre, chatte plein de merde, coco little, fossoyeur, couleurs du jour, sã¯nziana, autre méchante pouffiasse franco-roumaine, real doll, aqua teen hunger force, la revanche d'ovidie, wim delvoye, 69nkitten, anal bottes, estaminet en Belgique, extra terrestre baiseur, femmes extrement vicieuses, h%c3%a9patite b, héroã¯ne, ingrid, roberto (j'te jure) et - last but not least - crompire
ça fait plaisir (et je dis pas ça pour la verge ok ?)
Ecrit par : niki | 20.04.2007
HERRMUTT LOBBY !!
Ecrit par : niki | 28.04.2007
du neuf...
terezin
ce que veut dire aval douar
chantal goret
jeune garcon pedophile
juju hurlait
lumière poliakov
mineur qui sencule
que veux dire platonique
se toucher la chatte
Ecrit par : niki | 11.05.2007
terezin statue (20,00%)
Ecrit par : niki | 16.10.2007
mc tourt (50.00%)
le tout chaud pélérinage à NYC, sans doute...
spéciale dédicace
Ecrit par : niki | 24.03.2008
testicules ouzbek 12.50%
Ecrit par : niki | 23.05.2008
niki devine (200%)
Ecrit par : niki | 14.09.2008
ragondin d'Espagne usb (23%)
fistule béarnaise (1%)
Bendixon pipe javanaise (12%)
marigot élégiaque manganèse (63%)
Ecrit par : johnny verdoefd | 27.08.2008
madam @ bleu.ch 2008 (11.11%)
WTF !?
Ecrit par : soizic corne | 24.09.2008
(...) Pour l'instant, être du côté des territoires contrôlés par l'Autorité palestinienne est synonyme d'enfermement, de faim, de chômage, d'absence de médecine décente. Je dis toujours que si la Cisjordanie devenait soudain un empire high-tech, non seulement les Arabes israéliens voudraient être citoyens de cet Etat palestinien, mais aussi des tas de Juifs! C'est aussi clair que ça. Si Ramallah était une Silicon Valley, croyez-moi, toute la Cisjordanie rappliquerait, tous les gens de Jérusalem Est. Pffuit, tout le monde irait là-bas. Peut-être même des Français et des Allemands. Mais je vais survivre, je vais survivre...
Ecrit par : [Sayed Kashua] | 26.09.2008
matérialisme spirituel (28.57%)
***
SÉANCE DU MARDI 13 SEPTEMBRE 1853
Victor Hugo. — Les esprits auxquels tu t'adresses, est-ce nous ?
— Non.
Victor Hugo. — Alors c'est nous qui sommes les voyants ?
— Oui.
Victor Hugo. — Toi, nous vois-tu ?
— Non.
Victor Hugo. — Les esprits que tu appelles ici ont-ils vécu de la vie des hommes ?
(Pas de réponse.)
Victor Hugo. — Peux-tu répondre ?
— Non.
(Agitation de la table.)
Victor Hugo. — Puis-je te calmer ?
— Non.
Victor Hugo. — Es-tu un esprit heureux ?
— Le bonheur n'est qu'humain, il suppose le malheur.
Victor Hugo. — Tu parles ainsi parce que tu es dans l'absolu ?
— Oui.
Victor Hugo, — Parle de toi-même.
— L'infini, c'est le vide plein.
Victor Hugo. — Entends-tu par là que ce que nous appelons le vide est rempli par le monde des esprits ? — Parbleu !
Victor Hugo. — Ombre du sépulcre, tu peux donc être gaie ?
— Non.
Victor Hugo. — Parle.
— Use ton corps à chercher ton âme.
Victor Hugo. — Es-tu seul des esprits ici ?
— Je suis tout et je suis partout.
Victor Hugo. — Veux-tu que je continue à t'interroger ?
— Oui. Tu as la clef d'une porte du fermé.
Victor Hugo. — Connais-tu la vision que j'ai eue hier ?
— Je ne connais pas hier.
Victor Hugo. — Sommes-nous sûrs de te voir après la mort ?
— Tu n'as que des lunettes.
(Téléki, fatigué, est remplacé à la table par le général Le Flô.)
Victor Hugo. — Si nous nous conduisons bien dans cette vie, pouvons-nous espérer une vie meilleure ?
— Oui.
Victor Hugo. — Si nous nous conduisons mal, aurons-nous une vie plus douloureuse ?
— Oui.
Victor Hugo. — Les âmes des morts sont-elles avec toi ?
— Sous moi.
Victor Hugo. — Tu dis que tu es tout et partout, es-tu Dieu ?
— Sur moi.
Victor Hugo. — Es-tu plus près des âmes que de Dieu ?
— Il n'y a pour moi ni près ni loin.
Victor Hugo. — Dis-moi, les mondes autres que la terre sont-ils habités ?
— Oui.
Victor Hugo. — Par des êtres comme nous, âme et corps ?
— Les uns oui, les autres non.
Victor Hugo. — Après la mort, les âmes de ceux qui ont fait le bien sont-elles dans des espaces de lumière, ou vont-elles habiter d'autres globes ?
— Allume.
Victor Hugo. — Est-ce toujours l'ombre du sépulcre qui est là ?
— Non.
(Charles est remplacé par Téléki.)
Victor Hugo. — Qui es-tu ?
— Chateaubriand.
Victor Hugo. — Tu sais que nous t'aimons et que nous t'admirons ?
— Oui.
Victor Hugo. — Tu es mon voisin à présent. Réponds.
— La mer me parle de toi.
Victor Hugo. — Peux-tu nous parler du monde où tu es maintenant ?
— Non.
Victor Hugo. — Es-tu heureux ?
— Je vois.
Victor Hugo. — As-tu une communication à nous faire ?
— Oui.
Victor Hugo. — Parle.
— J'ai lu ton livre.
Victor Hugo. — Napoléon le Petit ?
— Oui.
Victor Hugo. — Dis-nous ce que tu en penses.
— Mes os ont remué.
Victor Hugo. — Parle. Tu sais que je lutterai jusqu'à la mort pour la liberté.
— République.
Victor Hugo. — La République, c'est l'avenir, n'est-ce pas ?
— Je ne vois que l'éternité.
Victor Hugo. — Es-tu toujours là. Chateaubriand ?
— Non.
Victor Hugo. — Qui es-tu ?
— Dante.
Victor Hugo. — Dante, tu sais que je t'aime et t'admire. Je suis heureux que tu sois ici. Parle.
— L'exil vient au bord de la tombe.
Victor Hugo. — Me dis-tu cela parce que je suis près du tombeau de Chateaubriand ?
— Comprends.
Victor Hugo. — Parle.
— L'amour est. La haine n'est pas.
Victor Hugo. — Qu'est-ce qui t'amène ici ?
— La patrie.
Victor Hugo. — Parle.
— J'ai lu ma vision
Victor Hugo. — En es-tu content ?
— Béatrix chante, je l'écoute.
Victor Hugo. — Tu nous entends toujours ?
(Immobilité de la table.)
Victor Hugo. — Est-ce toujours Dante ?
— Non.
Victor Hugo. — Qui est là ?
— Racine.
Victor Hugo. — Tu sais que je respecte les grands noms. Est-ce moi que tu viens voir ?
— Non.
Victor Hugo. — Est-ce Auguste Vacquerie ?
— Oui.
Auguste Vacquerie. — As-tu une communication à me faire ?
— Oui.
Auguste Vacquerie. — Parle.
— La gloire ment.
Auguste Vacquerie. — Dis-tu cela pour toi ?
— Oui.
Auguste Vacquerie. — Tu trouves donc que j'ai eu raison de te contester ?
— Oui.
Auguste Vacquerie. — Tu reconnais que tu as fait des pièces étriquées ?
— J'étais gêné.
Auguste Vacquerie. — Est-ce un remords pour toi maintenant d'avoir laissé une réputation supérieure à ton œuvre ?
— Ma perruque est roussie.
Auguste Vacquerie. — Qu'est-ce qui l'a roussie ?
— Le feu.
Auguste Vacquerie. — Le feu de quoi ?
— Du drame.
Auguste Vacquerie. — Que penses-tu d'Athalie
— Grands vers.
Auguste Vacquerie. — Dans le monde où tu es, la littérature a-t-elle encore quelque importance ?
— Elle est un écho.
(Extrait des procès-verbaux des tables parlantes de Jersey)
Ecrit par : niki | 21.10.2008
asubakatchin (environ 6.67%)
Ecrit par : niki | 25.11.2008
Aperçu de votre commentaire
La vapeur ailée séduit l'oiseau fermé à clé.
Ecrit par : pseudodada | 04.12.1927
c'est là maintenant tout ce que n'importe quoi je trouve à fiche pour dire comment t'es juste et fortiche
prends soin de tes mots comme eux avec nous font de même
++
p.-s., la photo me tue aussi, ah amsterdam, son grand belche, son quartier rouge tampax, sa weed, son ajax, son musée Anne F. 16 ans ni droguée ni prostituée etc.
Ecrit par : niki | 04.12.2008
Le cheval est tombé du poème.
Les Galiléennes étaient trempées
de papillons et de rosée,
qui dansaient sur les marguerites des prés.
Les deux absents : toi et moi,
moi et toi, les deux absents.
Deux blancs époux de mouettes
conversent de nuit sur les branches des chênes.
Pas d'amour, mais j'aime
les poèmes d'amour
anciens qui protègent
la lune souffrante, de la fumée.
Poussées et tirées, tel le violon dans les quatuors,
je m'éloigne de mon temps
quand je me rapproche
Des reliefs du lieu...
Plus de place dans la langue moderne
pour fêter ce que nous aimons,
tout ce qui adviendra... fut.
Le cheval est tombé, baignant
dans mon poème
et moi je suis tombé, baignant
dans le sang du cheval...
محمود درويش
Ecrit par : aduaL | 18.01.2009
(…) Et rien de nouveau dans le monde civilisé. Les temps de barbarie sont passés. La victime est anonyme, banale. La victime… comme la vérité est relative. Etc, etc.
ENTRE RITA ET MES YEUX, UN FUSIL
5:42 edit de ce lundi, je rêve assis
Ecrit par : FUTUR REVENANT | 18.01.2009
Israel - 23-07-2006
Nous, cinéastes israéliens, saluons tous les cinéastes arabes réunis à Paris pour la Biennale du cinéma arabe. A travers vous, nous voulons envoyer un message d'amitié et de solidarité à nos collègues Libanais et Palestiniens qui sont actuellement assiégés et bombardés par l'armée de notre pays.
Nous nous opposons catégoriquement à la brutalité et à la cruauté de la politique israélienne, qui a atteint de nouveaux sommets au cours des dernières semaines. Rien ne peut justifier la poursuite de l'occupation, de l'enfermement et de la répression en Palestine. Rien ne peut justifier le bombardement de populations civiles et la destruction d'infrastructures au Liban et dans la bande de Gaza.
Permettez nous de vous dire que vos films, que nous nous efforçons de voir et de faire circuler autour de nous, sont très importants à nos yeux. Ils nous aident à vous connaitre et à vous comprendre.
Grâce à ces films, les hommes, les femmes et les enfants qui souffrent à Gaza, à Beyrouth, et partout ou notre armée déploie sa violence, ont pour nous des noms et des visages. Nous voulons vous en remercier, et vous encourager à continuer de filmer, malgré toutes les difficultés .
Quant à nous, nous nous engageons à continuer d'exprimer, par nos films, nos prises de paroles et nos actions personnelles, notre opposition catégorique à l'occupation et notre désir de liberté, de justice et d'égalité pour tous les peuples de la région.
Nurith Aviv / Ilil Alexander / Adi Arbel / Yael Bartana / Philippe Bellaiche / Simone Bitton / Michale Boganim / Amit Breuer / Shai Carmeli-Pollack / Sami S. Chetrit / Danae Elon / Anat Even / Jack Faber / Avner Fainguelernt / Ari Folman / Gali Gold / BZ Goldberg / Sharon Hamou / Amir Harel / Avraham Heffner / Rachel Leah Jones / Dalia Karpel / Avi Kleinberger / Elonor Kowarsky / Edna Kowarsky / Philippa Kowarsky / Ram Loevi / Avi Mograbi / Jud Neeman / David Ofek / Iris Rubin / Abraham Segal / Nurith Shareth / Julie Shlez / Eyal Sivan / Yael Shavit / Eran Torbiner / Osnat Trabelsi / Daniel Waxman / Keren Yedaya
Une liste de Justes (non exhaustive) ! allez, hullahop, blamatoscope, extrait du remarquable Yadon ilaheyya d'Elia Suleiman en signature
Ecrit par : Pop-corn du Diable | 19.01.2009
soizic corne cancer (environ 16,67 %)
Ecrit par : niki | 19.01.2009
Ça devrait être réservé aux juifs, ce voyage ! Il faut être juif pour parler de ça ! Le rapport que je peux avoir avec le génocide rwandais, moi qui ne le suis pas, est du même ordre que celui qu’il peut y avoir entre un non-juif et Auschwitz. On a été tués en tant que juifs. Dire que ça concerne l’humanité ? Non. Le massacre des juifs s’est fait dans l’indifférence générale. C’est comme ça. Chercher à en faire une publicité ne nous apporte rien, et ne peut que renforcer les sentiments antisémites de ceux qui les ont déjà. Il y aura d’autres massacres, il y aura d’autres assassins, je ne m’inquiète pas pour ça.
Premier témoignage choisi de Un dimanche à Auschwitz (Yaël Holveck – Laurent Wajnberg – éditions de l'aube).
Ecrit par : victor | 19.01.2009
Lien depuis une page externe (autres sites, hors moteurs)
Origine de vos visiteurs :
http://recherche.tf1.fr/recherche/resultats/
OUAH-HO ! MERCI INFINIMENT POUR VOTRE TEMPS DE CERVELLE DISPONIBLE MADAME OU MONSIEUR 0,01% !!
Ecrit par : niki | 20.01.2009
Hier était paraît-il, et selon des spécialistes de la santé mentale, la journée la plus déprimante de l'année.
Possible...
Là, quelques instants après le discours d'investiture du 44ième mister president des USA à qui du fond de coeur je souhaite mes voeux les meilleurs, j'en profite pour rappeler que mon frangin risque toujours plusieurs années de prison pour ses pitches de looser.
En l'absence prolongée du Père éternel, puisse saint Crépin et Crépinien nous venir en aide.
Amicalement,
Durgham
Ecrit par : Durgham al-Z. | 20.01.2009
WE FEW, WE HAPPY FEW, WE BAND OF BROTHERS !
Ecrit par : Cheikh Zubayr | 20.01.2009
Je m'apelple Agusute... 10 milloins de $ à qui poruevra le contarire !
Ecrit par : A. | 20.01.2009
Auschwitz appartient à l’humanité, et pas à Israël ; ils n’ont pas de droit sur Auschwitz. Ils s’approprient Auschwitz, avec Yad Vashem par exemple… Ils le réduisent considérablement, et lui enlèvent sa signification mondiale et historique pour en faire une affaire presque religieuse, de tradition nationale, nationaliste… Et je trouve ça faux, et dangereux pour Israël même. Israël n’a qu’à être debout sur ses pieds ; Israël c’est Israël, et Auschwitz c’est Auschwitz, même s’il y a eu pas mal de déportés qui se sont installés en Israël… Il ne faut pas confondre les juifs et les Israéliens ! Moi, je me sens citoyen français, citoyen français d’origine juive, et pas responsable de ce que fait le gouvernement israélien ! Pas plus que le gouvernement péruvien ! Je ne suis jamais allé en Israël, je n’ai pas envie d’y aller, j’irai quand il n’y aura plus de gens opprimés, de casques, de bombes, d’attentats… Mes parents avaient un tronc où on mettait de l’argent pour la Palestine ; j’ai été élevé dans une famille ashkénaze typique, j’ai fait ma bar-mitsva sous l’Occupation à Paris. Ça, c’est une chose, mais cet Israël-là, ce n’est pas l’Israël dont ils avaient rêvé. Alors j’attendrai. Ou je n’irai pas, je m’en passerai.
Ecrit par : Maurice | 22.01.2009
Et pendant disons presque tout ce temps-là, se poursuivait la cueillette du dimanche des grands hommes verts de la littérature américaine, à la bonne franquette, tranquille, décontracté du globe...
Alors après pêle-mêle et ça par exemple Ringolevio, L'homme-dé, La conjuration des imbéciles, La nuit du chasseur, The drunk dolphins, quelques cristaux de Brautigan, Canular park de BEE aussi forcément, justement même, L'attrape-coeurs de Vieux Salinger :
(...)
– Eh bien, vous savez les canards qui nagent dessus ? En été et tout ? Est-ce que vous sauriez, par hasard, où ils vont, en hiver ?
– Qui, où ils vont ?
– Les canards. Vous ne sauriez pas, par hasard ? Je veux dire, est-ce que quelqu’un s’amène avec un camion ou quelque chose, et les emporte, ou est-ce qu’ils s’envolent d’eux-mêmes – pour aller dans le Sud ou quelque chose ?
– Vieil Horwitz se retourna et me regarda. C’était un gars d’une espèce très irascible. Ce n’était pas un mauvais type pourtant.
– Comment diable le saurais-je ? dit-il. Comment diable saurais-je une stupidité pareille ?
– Ben, ne vous énervez pas pour ça, dis-je.
Il était furieux, pour ça ou quelque chose d’autre.
– Qui s’énerve ? Personne s’énerve.
Tellement loin, American Psycho. Et cette impression de déjà-lu. Je veux dire, c'est encore moi qui débloque ou l'écrivain y posait bel et bien la même question ? Un clin d'oeiil ? C'est que j'ai craché juré sur la tête de ma mère que jamais je ne relirai les frasques du joli-coeur de Wall Street, vous comprenez ?
Sinon, grippe clouant des pieux oblige, direct après avoir dévoré J.D., dans ma tête pleine de fièvre j'ai tenté de poursuivre la route à l'horizontale, sillonner celle de Vieux McCarthy, cette fameuse route louée et paraît-il vendue à plus de 2 millions d'exemplaires aux USA. Péniblement j'ai tracé la moitié du chemin, des fois que...
Franchement, La route ? un grand prix chiant comme la goutte au nez. Peut-être juste un passage à isoler, et à retenir par coeur même, un cas d'école, fun comme tout, aussi réjouissant que le sourire d'un embryon mort-né dans le bidonville de sa maman quand mentalement cette dernière dessinait à l'encre de rêve des ray-ban sur le tarin d'un soleil sacrificiel :
Il retira lentement sa main et resta cloué sur place devant un Coca-Cola.
Qu’est-ce que c’est, Papa ?
Quelque chose de bon. Pour toi.
Qu’est-ce que c’est ?
Il dégagea les courroies du sac à dos du petit et posa le sac par terre derrière lui et glissa l’ongle de son pouce sous la bague d’aluminium en haut de la cannette et l’ouvrit. Il approcha ses narines de la mousse légère qui sortait de la cannette puis il la tendit au petit. Vas-y, dit-il.
Le petit prit la cannette et but. Ça fait des bulles, dit-il.
Vas-y.
Il leva les yeux sur son père puis il inclina la cannette et but. Il réfléchit un moment. C’est très bon, dit-il
Oui, c’est bon.
Prends-en un peu, Papa.
Je veux que tu boives tout.
Prends-en un peu.
Il prit la cannette et but une gorgée et rendit la cannette au petit.
XPLDR ! hé les filles attendez-moi, je reviens avec du Bloy tout juste après la pub...
Ecrit par : Le Laudanum en question | 27.01.2009
« Cher Monsieur, j'ai reçu un tel secours de votre vin au moment de mes dernières couches que je vous conjure de m'en faire envoyer d'urgence une nouvelle caisse. »
— Léon Bloy, 1898
Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Angelo_Mariani
http://en.wikipedia.org/wiki/Max_Keith
http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Le_Lay#Citations_pol.C3.A9miques
Ecrit par : el dibbouk de la litteratuur | 28.01.2009
mec qui encule un- (14.29%)
mais qui encule un quoi, bon sang de bois, un tiret ?
Ecrit par : niki | 06.02.2009
Or tout d’abord, Sagesse-profonde n’était moine que de fraîche date et, par ailleurs, son ancien tempérament n’avait pas encore changé. Il écarquilla des yeux furieux et lança :
« Putassiers violeurs de vos mères ! Vous voulez vous battre avec nous ? Eh bien, nous sommes votre homme, vous allez voir ! »
Shi Nai-an, Shui-hu-zhuan (tome 1)
Ecrit par : niki | 13.02.2009
Merci Maurice! par Abel Marcheblanc (2007-01-26 20:27:48) Imprimer
Permettez-moi de vous appeler mon cher Maurice: je suis plus agé que vous et je viens de vous découvrir...Étant un vieux pote de Léon, vous saisirez que c'est lui qui m'amène à vous. J'ai dégoté tout ce j'ai pu de vos écrits et j'en suis à vous ausculter...et à vous savourer...la guerre il faut la porter à la bonne place.
Vous vous souviendrez d'avoir écrit cedi dans "Cosmos machin" et rien que pour ça je vous salue avec le coeur, ce trône de la souffrance et de la joie réunies. « //...leurs yeux ne savent pas lire l'invisible, et en l'occurrence ne veulent même plus voir l'invisible quand il se manifeste dans le visible; ils ne veulent plus le voir, parce que s'ils se mettaient à le voir, cet invisible désormais hypervisible, tout leur PUTAIN DE MONDE DISPARAÎTRAIT...//.»
L'exégèse de cette citation viendra...et un jour d'entre les jours, je vous serrerai la pince et on parlera de l'hypervisible...et nous nous étonnerons d'avoir des yeux et de ne pas voir: "Celle qui était avant que rien ne fut et qui se fait visible, Elle, la Lumineuse d'Amour.
sacré bebel toujours aussi langoureux hu ! hu ! hu !
Ecrit par : paxson bucco-rhodanien | 14.02.2009
Ce disant, il lui lança les deux paquets en pleine face ! Et vraiment, on eût dit qu’il tombait une invraisemblable « pluie de viande » !
Le boucher fut pris d’une fureur telle qu’un double cyclone de rage sembla lui monter des semelles au sommet du crâne ! son cœur s’emplit d’un brasier indescriptible dont les flammes l’incendièrent littéralement. Incapable de se contenir, il saisit sur l’étal un couteau à désosser à lame aigüe, prit son élan et bondit. Mais Lu Da, d’une enjambée, était déjà aller l’attendre dans la rue.
(…) et l’homme demeura roide. Lu Da fit mine de l’accabler encore :
« Animal, tu fais le mort, maintenant ? On va t’en redonner, attends ! »
(Au bord de l'eau, tome I toujours)
Ecrit par : niki niki niki | 15.02.2009
vous aimez la manipulation avant tout sur ce blog souffrant.
Ecrit par : Gimme a break | 16.02.2009
*autocensure*
Ecrit par : niki [modifier] | 16.02.2009
"Le liquide céphalo-rachidien (ou LCR) ou encore liquide cérébro-spinal (ou LCS) est le liquide dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière. Il est contenu dans les méninges, plus précisément entre la pie-mère (qui recouvre le système nerveux central) et l'arachnoïde (qui tapisse le versant interne de la dure-mère)."
putain, je mouille !
Ecrit par : Valida Lardos | 17.02.2009
Yes Louis XV !
Armoire et Persil.
Ecrit par : Mon Oncle incarné D'Amérique | 17.02.2009
*autocensure*
Ecrit par : CHIP'n'DALE | 17.02.2009
piquotage en maternelle (5.56%)
Ecrit par : niki | 19.02.2009
magali aime la bite de rénald (12.50%)
Ecrit par : niki | 16.03.2009
« Cette fois, nous sommes morts ! » s’écrièrent-ils. Comme il y avait une centaine de barques, grandes et petites, que le vent mugissant boutait et jetait les unes contre les autres sans qu’on pût éviter une confusion indescriptible, il ne fallut pas longtemps pour qu’elles fussent toutes bloquées par un véritable mur de flammes !
En fait, l’incendie provenait de toute une file de petits brûlots, liés entre eux deux par deux, et remplis d’un tas de roseaux secs et de branchages qui brûlaient en crépitant, et que la tourmente poussait vers la centaine d’embarcations des troupes gouvernementales ; la flottille ne formait d’ailleurs plus qu’une sorte d’amas qui, dans le lacis des chenaux étroits et passages resserrés, ne trouvait plus d’issue ! Les plus grandes barges – plus d’une dizaine – furent les premières touchées par les brûlots enflammés qui se faufilèrent au milieu d’elles et les transformèrent en brasier.
Car il faut dire que, sous l’eau, il y avait aussi des hommes qui aidaient aux mouvements des brûlots !
Les soldats qui se trouvaient sur les bateaux incendiés sautèrent, dans un sauve-qui-peut général, sur ce qu’ils croyaient être la berge… sans prévoir qu’ils allaient tomber dans des morasses pleines de joncs et de roseaux, dépourvues de tout bras de terre ferme ! Pour comble de détresse, les étendues de roseaux se mirent bientôt à flamber à partir du rivage, et les troupes gouvernementales chargées d’arrêter les bandits se virent cernées de toutes parts ! Sous la violence du vent, l’incendie faisait rage, et les soldats en déroute tentèrent de fuir en pataugeant dans la vase et la boue des marécages. À la lueur des flammes, on vit alors paraître un esquif rapide monté par deux hommes, l’un qui godillait et l’autre, assis à l’avant, qui était un taoïste et tenait à la main un sabre précieux à lame éblouissante ; il se mit à crier :
« Que pas un n’en réchappe ! »
Les soldats n’étaient déjà plus qu’un tas de malheureux terrorisés et englués dans la vase, mais aussitôt après l’injonction du taoïste, voici qu’apparurent, dans la roselière du village oriental, deux hommes menant quatre ou cinq pêcheurs, tous armés de piques et d’espontons aux lames étincelantes. Puis s’en vinrent, sur la rive occidentale deux autres hommes suivis aussi de quatre ou cinq pêcheurs, armés de harpins volants dont on voyait luire les fers. Les deux escouades de braves passèrent à l’action au même instant, pourfendant tout homme qu’ils rencontraient avec une ardeur si farouche qu’avant longtemps une multitude de gouvernementaux gisaient navrés dans la boue !
Ces deux hommes de la rive orientale, c’étaient Chao Gai, le Roi-céleste, et Ruan-le-Cinquième, Mort-prématurée ; et les deux autres, sur la rive occidentale, c’étaient Ruan-le-Deuxième, Trépas-instantané, et Ruan-le-Septième, le Yama-vivant. Quant au taoïste du canot, c’était évidemment Gong-sun Sheng, le Dragon-entre-nuages, dont la magie avait suscité la tourmente funeste. Et ces cinq braves, à la tête d’une dizaine de pêcheurs et de villageois, avaient suffi à faire une hécatombe dans les rangs des troupes gouvernementales, dont les cadavres jonchaient roselières et marais !
De toute l’armée, il ne restait qu’un unique survivant, l’inspecteur He, ligoté d’ailleurs comme feuilles de bambou fourrées, et jeté au fond d’une barque ! Ruan-le-Deuxième vint le soulever et le traîna jusqu’au rivage puis, le doigt levé vers lui, l’injuria :
« Gueux ! Vermine de Ji-zhou qui oppresses et trompes le peuple ! Normalement, je t’aurais déjà coupé en mille morceaux, mais je veux que tu retournes à Ji-zhou et que tu ailles dire ceci à ton coquin de préfet : Nous autres les trois preux de la famille Ruan, du village de la Stèle-de-Pierre, ainsi que le Roi-céleste Chao Gai, du Village-du-Torrent de l’Est, il ne fait pas bon venir nous échauffer la bile ! Nous ne sommes jamais, nous, allés nous ravitailler dans sa ville ! Qu’il cesse donc de venir dans notre village, s’il tient à la vie ! Désormais, si quelqu’un – pas un minuscule préfet comme lui, ni même un émissaire du grand précepteur Cai, chargé de nous arrêter, mais bien le grand précepteur Cai en personne ! – si quelqu’un ose simplement nous regarder en face ou s’aventurer ici, il sera lardé de la belle manière, et je me charge de le transformer en passoire !… Ainsi donc, nous te laissons repartir, mais gare à toi si tu reviens ! Transmets mes paroles à ton couillon de préfet : qu’on nous évite si l’on tient à la vie !… Comme il n’y a pas de route par ici, je vais demander à mon frère de te raccompagner à la grand-route. »
Alors, le Yama-vivant prit un coureau rapide, y fit monter He Tao, et alla directement le déposer à l’entrée de la grand-route en lui criant :
« À partir d’ici, c’est tout droit, et tu arriveras bien à retrouver ton chemin… Quand tous tes hommes sont morts, je ne vais tout de même pas te relâcher comme ça, bien gentiment, pour être la risée de ton âne bâté de préfet !… Aussi, je vais te demander de laisser ici tes oreilles en gage ! »
Aussitôt, il tira un coutelas aigu et trancha les oreilles à l’inspecteur He, qu’il abandonna ruisselant de sang ! Puis, rengainant sa lame, il défit la ceinture qui liait le prisonnier et le laissa descendre sur le rivage.
He Tao, encore heureux de s’en tirer avec la vie, s’arrangea pour trouver le chemin de retour jusqu’à Ji-zhou.
(Shui-hu-zhuan, ch. XIX)
Ecrit par : pseudo timonier | 17.04.2009
madame basop chantal (16.67%)
Ecrit par : niki | 23.04.2009
À peine avait-il dit qu’un souffle glacé se leva devant l’autel funéraire et tourbillonna dans le noir, éteignant la veilleuse et faisant voler en désordre les sapèques de papier qui se trouvaient au mur ! Sous l’effet des miasmes glaciaux, Wu Song sentit ses cheveux se hérisser sur sa tête…
Scrutant l’obscurité, il vit alors une forme humaine surgir en-dessous de l’autel en gémissant : « Frère cadet ! Ma mort a été atroce !… »
Wu Song, qui n’avait perçu cette plainte que confusément, voulut s’approcher pour mieux regarder, mais il ne sentit plus le moindre souffle, et le spectre avait disparu !
(…)
« Frère aîné, dont l’âme n’est pas loin, en ce jour ton petit frère vient laver l’offense qui t’a été faite ! »
Il dit à un soldat de faire brûler les sapèques de papier, tandis que la jeune femme, voyant quelle sinistre tournure prenaient les choses, s’apprêtait à hurler ; mais Wu Song la saisit par la nuque et la renversa, lui mit ses pieds sur ses épaules pour la maintenir à terre, arracha les vêtements qui lui couvraient le buste et – c’est long à raconter, mais ce fut l’affaire d’un instant ! – d’un seul coup de sa dague aiguë, lui fendit la poitrine, remit sa dague entre ses dents et, plongeant à deux mains dans les entrailles de la victime, arracha le cœur, le foie et les cinq viscères et les offrit en sacrifice devant l’autel. Alors, d’un seul coup de lame, il trancha la tête de Lotus-d’or, cependant que le sang giclait et ruisselait de tous les côtés.
Les voisins, hébétés par l’affreux spectacle, se voilaient la face mais, devant tant de sauvagerie, n’osaient intervenir et étaient bien obligés de se soumettre !
Wu Song envoya un soldat à l’étage pour prendre une couverture dans laquelle il enveloppa la tête de la jeune femme. Après avoir essuyé sa dague, il la remit dans sa gaine, se lava les mains, fit un salut à tout le monde et conclut :
« Voisins estimés, je vous ai beaucoup dérangés, et je vous présente mes excuses !… Maintenant, je vais devoir vous prier de monter vous asseoir un moment au-dessus, en attendant mon retour. »
(…) Quant à Xi-men Qing, premièrement, il avait les mânes de Wu-l’Aîné à ses trousses ; deuxièmement, le Ciel ne voulait plus qu’il vécût après son forfait ; troisièmement, que pouvait-il contre la force surhumaine de Wu Song ?
Il se trouva bientôt la tête en bas et les pieds en l’air, et alla s’écraser au milieu de la rue ! Sa chute le laissa, comme on dit plaisamment, au « Chapitre onze : où le héros perd connaissance » !
Cela avait déjà semé l’épouvante dans toute la rue ; mais alors, on vit Wu Song allonger la main, ramasser la tête de la femme adultère sous un tabouret, et bondir hardiment par la fenêtre pour atterrir à son tour dans la rue !
Il empoigna sa dague sans perdre une seconde ; Xi-men Qing, déjà à demi mort, gisait raide sur le sol ; seuls ses yeux bougeaient encore. Wu Song le maintint à terre de la main et, d’un seul coup de sa dague, lui trancha le chef ! Ensuite, il attacha ensemble les deux têtes de ses victimes, les prit dans une main et, sa dague dans l’autre, courut droit rue de la Pierre-Pourpre.
Il cria aux soldats d’ouvrir la porte, déposa les deux têtes sur l’autel, en offrandes aux mânes de son frère, et fit ensuite les libations rituelles de vin froid, non sans de nouvelles larmes.
Ecrit par : Pantone 109 | 30.04.2009
reyes niki lauda (16.67%)
Ecrit par : niki | 17.05.2009
(…) Aussitôt, Li Kui, le Tourbillon-noir, se dressa d’un bond et dit :
« Moi, frère aîné ! Je vais vous rendre le service de dépecer ce gueux !… Je le trouve gras à point [7] et, bien grillé, il doit être bon à manger ! »
Chao Gai renchérit :
« Bien dit ! Faites apporter un dollequin tranchant et une bassine de braises ; on fera cuire de jolies tranches de cet animal et on les mangera en buvant du vin… Alors, le désir de vengeance de notre frère aîné sera assouvi ! »
Li Kui, sa lame acérée à la main, dévisagea Huang Wen-bing et lui dit en riant :
« Alors, pauvre idiot, on s’en est donné, hein ? à mettre le feu aux étoupes, à nuire aux gens par des attrapoires, à faire quelque chose avec rien, à monter la tête au préfet ? Cafard, tu veux mourir sans attendre ? Pas de chance, parce que moi, ton père, je veux justement te faire mourir à petit feu ! »
Alors le Tourbillon-noir joua du poignard, et lui découpa d’abord en belles tranches la chair des jambes [8] ; il choisit les meilleurs morceaux pour les faire griller sur la braise, en guise d’amuse-gueules. Il fit ainsi cuire chaque morceau au fur et à mesure du découpage et, en assez peu de temps, Huang Wen-bing fut entièrement décortiqué et dépecé. Alors seulement, Li Kui lui fendit la poitrine d’un coup de lame, en arracha le cœur et le foie, et les offrit aux capitaines pour faire un bouillon dégrisant !
Après avoir assisté au supplice de Huang Wen-bing, tous s’en furent dans la grande salle pour présenter leurs félicitations à Song Jiang.
7. Tout ce passage croustillant, avec les détails du supplice de Huang, est pudiquement banni de l’édition courante.
8. Le dépeçage commence par le prélèvement de belles tranches sur les membres, puis sur le tronc, pour finir par la décapitation.
Ecrit par : Pantone 109 | 29.05.2009
Bon, ben c'que j'préfère, c'est les commentaires ! Déjanté, vous avez dit déjanté ?
Ecrit par : Gicerilla | 01.06.2009
merci, au vôtre dois-je ma foi le plaisir de relire celui-ci :
"la grâce serait notamment offerte sous la forme d’ouvrages et de rencontres remarquables. la gratitude du chercheur sincère envers son destin serait par conséquent très vive. en somme, l’esprit "conspirerait en faveur" du coeur ardent et doué d'un désir pur." par l'inversion du sens commun, par la foi inébranlable dans l'incroyable, dans l'impossible, dans le miraculeux, par la terrible preuve d'être fou aux yeux du monde - c'est à travers tout ça qu'on deviendrait dignes de recevoir les clés nécessaires à notre évolution spirituelle."
aduaL, le 21.04.2006 à 12:10, sur Mercurius Solubilis
Ecrit par : coco | 12.10.2006
Ecrit par : niki | 02.06.2009
johnny kraaijkamp jr. (00.00%)
Ecrit par : niki | 02.06.2009
(...) Il était un chien, pas un homme, un simple animal qui en temps voulu deviendrait mon ami, emplirait mon esprit de fierté, de drôlerie et d’absurdités. Il était plus proche de Dieu que je ne le serais jamais, il ne savait ni lire ni écrire, et cela aussi était une bonne chose. C’était un misfit et j’étais un misfit. J’allais me battre et perdre ; lui se battrait et gagnerait. Les grands danois hautains, les bergers allemands arrogants, il leur flanquerait une bonne dérouillée, il en profiterait même pour les baiser, et moi je prendrais mon pied.
Mon chien Stupide
alors si par malheur j'avais réellement quoi que ce soit d'un écrivain dans l'âme, autant dire à quel point je pense aurai-je abhorré rédiger cette merveille... hartelijk bedankt à Momo pour le prêt et à mr Fante pour le voyage de cet après-midi
Ecrit par : niki | 12.06.2009
(…) « Alors, demanda Li Kui, finalement, qu’est-ce qu’il a raconté, ce vieil immortel ?
– N’avez-vous pas entendu aussi bien que nous ? dit Dai Zong.
– Ouiche ! Moi, je ne comprends goutte à son foutu charabia ! »
Le Messager-magique expliqua à la brute : « Eh bien, écoutez : c’est son maître, et il dit qu’il ne veut pas le laisser partir.
Après ces éclaircissements, Li Kui se mit à hurler :
« Alors, c’est pour rien qu’on aurait fait tout ce voyage ? Que j’aurais dû endurer toutes ces misères ? Maintenant que nous l’avons enfin trouvé, nous n’obtenons, pour toute réponse, que des pets en l’air ? Oh ! il ferait bien de ne pas trop échauffer la bile de son père celui-là ! Parce que moi, d’une main je lui broie sa foutue calotte de taoïste, et de l’autre, je l’empoigne par les reins et l’envoie rouler jusqu’en bas de sa montagne, ce bandit de moine gâteux ! »
Dai Zong fronça le sourcil et gronda :
« Vous recommencez ? Vous avez envie d’être cloué sur place ? »
Aussitôt Li Kui s’excusa en riant :
« Jamais de la vie !… Je me parlais comme qui dirait à moi-même, pour me faire rire ! »
Les trois hommes retournèrent à la demeure de Gong-sun Sheng et, ce soir-là, prirent un léger souper. Dai Zong et Gong-sun Sheng mangèrent, mais le Tourbillon-noir, songeur, resta sans rien prendre, l’air complètement abruti.
Gong-sun Sheng dit :
« Demeurez ici pour cette nuit, et demain nous retournerons supplier mon maître. S’il accepte, nous partons ! »
Dai Zong n’eut plus qu’à lui souhaiter bonne nuit ; il prit ses affaires et se rendit avec Li Kui dans la pièce proprette qu’ils occupaient. Ils se couchèrent. Mais comment le Tourbillon-noir eût-il pu fermer l’œil ? Il traîna son insomnie jusqu’aux environs de la cinquième veille, puis prêta l’oreille du côté du Messager-magique : ses ronflements prouvaient qu’il dormait profondément. Li Kui se mit à réfléchir :
« Franchement, se dit-il, est-ce qu’il n’y a pas de quoi prendre une foutue rogne ? Toi, un des braves du Repaire de montagne, aller demander une permission à ton foutu maître !… Et demain, ce vieil imbécile n’acceptera pas plus qu’hier ! Le seul résultat, c’est que la grande entreprise de mon frère aîné s’en ira en brouet d’andouilles ! Non, j’en ai marre ! La seule solution est de tordre le cou à ce vieux brigand de taoïste… comme ça, Gong-sun Sheng n’aura plus de permission à demander, et il sera bien obligé de partir avec nous ! »
(…) Li Kui se hissa sous la fenêtre, fit un trou dans la fenêtre de papier, jeta un coup d’œil furtif à l’intérieur, et vit le saint homme Luo assis sur cette chose étrange où ils l’avaient trouvé pendant la journée. Devant lui, sur une petite table, il y avait un parfumoir où brûlait un encens rare, et deux chandelles dont la flamme éclairaient brillamment la pièce. Li Kui songea :
« Ah ! le vieux brigand ! Est-ce qu’il ne mérite pas qu’on lui fasse son affaire ? »
Alors, à pas de loup, il s’approcha de la porte et y appliqua une seule poussée ; les deux battants s’ouvrirent ensemble en grinçant. Le Tourbillon-noir se rua à l’intérieur, leva une de ses haches et, en un éclair, l’abattit de toutes ses forces sur le front du saint homme. D’un coup prodigieux, la hache alla s’enfoncer jusque dans le bois de l’estrade ! Li Kui regarda son travail : une sorte de sang blanchâtre coulait des deux moitiés du cadavre. Le Tourbillon-noir ricana : « Ah ! ah ! Il paraît que ce vieux brigand de taoïste n’était qu’un puceau ! Il a nourri consciencieusement son pur souffle et son essence mâle originelle ; il n’y avait pas trace dans ses veines d’une demi-goutte de sang dans ses veines ! »
Li Kui s’approcha pour l’examiner attentivement ; le taoïste était vraiment fendu d’outre en outre, depuis sa calotte, proprement divisée en deux, jusqu’au bas de la nuque. Il se dit :
« Cette fois, nous voilà débarrassés d’un fléau, et il n’y a plus à redouter que Gong-sun Sheng ne vienne pas ! »
(…) Quand vint le jour, Gong-sun Sheng se leva et fit préparer une collation matinale pour ses deux hôtes ; tous déjeunèrent.
« Maître, dit Dai Zong, puis-je vous demander de nous emmener une nouvelle fois tous deux et d’aller implorer le saint homme ? »
En entendant cela, Li Kui se mordit les lèvres et rit sous cape.
Les trois hommes prirent le même chemin que la veille et gravirent de nouveau la montagne. Ils pénétrèrent dans l’ermitage du Vide-Pourpre, allèrent au pavillon des Grues-et-des-Pins et y trouvèrent deux jeunes novices.
Gong-sun Sheng demanda :
« Où se trouve le saint homme ? »
Ils répondirent :
« Il est en méditation sur son estrade et nourrit son principe vital … »
À ces mots, Li Kui eut un haut-le-corps, tira la langue de stupeur, et il lui fallut un bon moment pour la rentrer !
Les trois hommes soulevèrent le store avant d’entrer, et virent le Parfait assis jambes croisées sur son divan-nuage !
Li Kui songea par-devers soi :
« Est-ce que cette nuit je n’aurais pas tué le bon ? »
Mais le saint homme Luo prit la parole :
« Vous voici encore, tous les trois ? Que vous faut-il ?
– Maître, dit Dai Zong, nous sommes spécialement venus vous supplier ! Dans votre pitié et votre miséricorde, daignez laisser Gong-sun Sheng partir avec nous et sauver nos hommes du péril !
– Qui est ce colosse tout noir ? demanda le saint homme au lieu de répondre.
– C’est le frère juré de votre serviteur, répondit Dai Zong. Il se nomme Li Kui. »
Le saint homme dit en riant :
« Normalement, je n’avais pas l’intention de laisser Gong-sun Sheng s’en aller… mais, par considération pour celui-là, c’est entendu, qu’il aille faire un tour là-bas. »
Dai Zong se prosterna pour remercier le saint homme, et expliqua la réponse à Li Kui. Le Tourbillon-noir, encore plus perplexe, se dit :
« La vieille bourrique ! Il sait que j’ai essayé de le tuer, et me nargue avec ses foutues balivernes ! »
(…) Nous autres, nous avons renoncé au monde, et ne t’avons jamais fait le moindre mal ; pourquoi, la nuit dernière, avoir fait irruption chez moi en franchissant les murs, et m’avoir fendu le crâne à coups de hache ? Si j’avais été hors de la Voie, je serais mort à l’heure qu’il est ! Par surcroît, tu as tué un de mes novices ! »
Lui Kui s’exclama :
« Ce n’est pas moi, vous devez confondre ! »
Ecrit par : Pantone 109 | 18.06.2009
l'humble taoïste que je suis savait pertinemment que cet homme était du nombre des astres fatals de l'univers d'en haut. c'est pasque les êtres vivants de ce monde de poussière avaient commis trop de péchés qu'on l'a envoyé sur terre, afin qu'il les punisse et fasse de grands massacres ! pour ma part, comment pourrais-je m'opposer aux volontés du Ciel en nuisant à cet homme ? je voulais seulement le corriger un peu, et vais maintenant le faire revenir ^^
Ecrit par : L. | 18.06.2009
(…) tellement terrorisé que son âme prit la fuite au bout de l’horizon, et que son principe vital s’envola au neuvième ciel ! Les cartes disaient :
Song Jiang, champion de justice des marais des Monts-Liang, a l’honneur d’informer le magistrat de Da-ming-fu de ce qui suit : le secrétaire impérial Lu Jun-yi est un des preux les plus prestigieux de l’empire ! Je l’ai prié récemment de me rejoindre dans la montagne, pour que nous soyons ensemble les instruments de la justice du Ciel. Pourquoi vous êtes-vous abandonné à une cupidité sans frein, vous être laissé suborner par des félons, et avoir persécuté un innocent ? J’ai donc envoyé Shi Xiu vous prévenir et voilà que, contre toute attente, il est arrêté à son tour ? Si maintenant vous laissez la vie à ces deux hommes et nous livrez la femme infidèle et son complice sans aveu, je serai satisfait et n’en demanderai pas davantage. Mais si vous mettez intentionnellement à mal ceux qui sont mes bras et mes jambes ; si vous nuisez de façon inique à ceux qui sont mon cœur et mes entrailles, alors, je mettrai en branle toutes les troupes de mon Repaire et, mus par un élan unanime, nous viendrons laver ces crimes dans le sang ! Quand mes grandes armées arriveront, elles incendieront la pierre comme le jade, extermineront les idiots comme les entêtés, anéantiront les traîtres comme les félons ! Le ciel et la terre eux-mêmes nous aideront à tout saccager, les esprits seront à nos côtés pour nous venger ! Bavardages et rires accompagneront notre arrivée, danses et fanfares, notre départ ! Mais que les maris justes et les épouses vertueuses, les fils obéissants et les pieux enfants, les gens honnêtes et les populations innocentes, les magistrats probes et les fonctionnaires intègres, que tous ceux-là ne redoutent rien, car nul mal ne leur sera fait, et on les laissera en paix. Voilà ce que je proclame, afin que nul n’en ignore !
Ecrit par : Pantone 109 | 28.06.2009
GRANDES LÈVRES (60.00%)
Ecrit par : niki | 03.07.2009
fernande grudet (pourcentage n.c)
Ecrit par : niki | 06.07.2009
lauda coco (44.44%)
mcnugget + talons (22.22%)
todd schorr (22.22%)
trackback métaphysique louis-claude de saint-martin (11.11%)
Ecrit par : niki | 08.09.2009
>des grands hommes verts de la littérature américaine
la petite chatte ambre orange aux yeux blancs et son laitier de l'espace du dimanche s'interrogent... à quoi bon parcourir 300 pages d'un livre dont le quatrième de couverture affiche ceci :
Laisse-moi te parler de Tyler. Tyler dit : les choses que tu possèdes finissent toujours par te posséder. C'est seulement après avoir tout perdu que tu es libre de faire ce dont tu as envie. Le fight club t'offre cette liberté.
Première règle du fight club : Tu ne parles pas du fight club.
Deuxième règle du fight club : TU NE PARLES PAS du fight club.
Tyler dit que chercher à s'améliorer, c'est rien que de la branlette. Tyler dit que l'autodestruction est sans doute la réponse.
Métaphore acide et jubilatoire d'un monde au bord du chaos, perdu faute de révolution, FIGHT CLUB a été porté à l'écran en 1999 par David Fincher, le réalisateur de SEVEN et ALIEN 3. Le DVD du film est édité par Fox Pathé Europa.
Chuck Palahniuk, qui vit actuellement à (la suite est rendue illisible par l'étiquette code-barres de la bibliothèque)
Putain demain si je ne parviens pas à fiche la main sur les voyages de Gulliver, je boute le feu à mon exemplaire de Forêt profonde, pigé ?
Ecrit par : aduaL | 02.10.2009
vieille pute- (7.69%)
Ecrit par : niki feat. Amen Andrews | 03.10.2009
(...) La plus jolie des filles d'honneur, une plaisante luronne de seize ans, s'amusait parfois à me mettre à cheval sur la pointe de son sein, ou a d'autres petits jeux, que le lecteur voudra bien me pardonner de passer sous silence...
eh bien ! cela n'a guère traîné, c'est le moins que l'on puise dire
nous évoquions la toxicomanie d'ignace fifi a.k.a raoul-le-jeûne avec feu mon franck quand le colosse en blouse blanche - un blond d'environ treize pieds de haut -, apparut dans la "chambre" pour m'y pincer par le col, entre le pouce et l'index... littéralement me soulever le coeur du sol vers l'espace d'à côté et me gazer la face à l'aide d'un spray à embout fixe.
une fois disons bien réveillé, face à la cuvette des wc surplombée où je vidais ma lanterne, à nouveau j'ai songé : bon sang mais c'est bien sûr ! faute de mieux, c'est sa casquette camel de p'tit merdeux que ce matin je passe par les flammes...
Ecrit par : aduaL | 04.10.2009
(...) La nourrice, pour calmer son poupon, agita un hochet, sorte de récipient creux empli d'énormes pierres et attaché à la taille de l'enfant par un câble. Elle n'eut pas de succès et se trouva réduite à appliquer l'ultime remède, c'est-à-dire lui donner à téter. Je dois avouer que jamais rien ne m'inspira un tel dégoût que la vue de ce sein monstrueux ; je ne trouve aucun élément de comparaison pour donner au lecteur curieux une idée de ses dimensions, de sa forme et de sa couleur. Il faisait une protubérance grosse de six pieds et devait avoir au moins seize pieds de tour. Le volume du téton était la moitié de ma tête ; sa surface et celle de l'aréole étaient constellées d'une quantité de boutons, de crevasses et d'excroissances qui en faisaient la chose la plus répugnante du monde ; or j'étais bien placé pour tout voir du haut de la table où je me trouvais, puisque la femme s'était assise pour donner sa tétée plus à l'aise.
Ceci me fit méditer sur les jolies peaux de nos dames anglaises, dont toute la beauté vient de ce qu'elles sont à notre échelle, et que leurs défauts ne peuvent être perçus qu'à travers des verres grossissants ; l'expérience prouve alors que le teint le plus lisse et le plus blanc apparaît grossier, rugueux et d'une vilaine couleur*.
Je me rappelle que lorsque j'étais à Lilliput, le teint de ces êtres minuscules me semblait le plus beau du monde, et comme j'en parlais un jour avec un savant de ce pays, qui était un de mes amis intimes, il me dit que mon visage lui semblait beaucoup plus beau, et plus lisse, lorsqu'il me regardait depuis le sol, que lorsque je le prenais dans ma main pour l'en approcher ; il m'avoua même avoir été, la première fois, horriblement impressionné par le spectacle. Il me dit qu'il pouvait discerner dans ma peau de grands trous, que les poils de ma barbe étaient dix fois plus forts que les soies d'un sanglier, et mon teint fait d'une juxtaposition fort déplaisante de différentes couleurs ; pourtant le lecteur me permettra de dire à ma décharge que je suis aussi blond et rose que tout individu de mon sexe et de ma nation, et que mon hâle est très faible, malgré tous mes voyages. D'autre part, quand nous parlions des dames de la Cour impériale, il lui arrivait souvent de dire que l'une avait des taches de rousseur, l'autre la bouche trop grande, et la troisième le nez trop fort - toutes choses qui m'échappaient entièrement.
Je reconnais que ces remarques n'ont rien d'original, mais j'ai tenu à les faire pour ne pas donner à penser au lecteur que ces créatures gigantesques étaient réellement monstrueuses. Je dois dire au contraire, en toute justice, qu'elles constituaient une très belle race, et qu'en particulier les traits de mon maître (qui était un simple paysan) me paraissaient, quand je les contemplais à soixante pieds de distance, tout à fait harmonieux.
* Tout ce passage et le paragraphe qui le suit fournissent à Swift un cadre commode pour exposer une de ses idées philosophiques qui lui sont le plus chères : celle de la nécessité où nous sommes d'être trompés par nos sens pour percevoir quelque chose de beau dans l'univers. Cette conception fort pessimiste de l'esthétique a fait l'objet d'un exposé sur le ton humoristique dans le Conte du Tonneau, au chapitre de la "Digression sur la Folie".
Ecrit par : niki etc. | 06.10.2009
hypertrophie cli- (3.23%)
torride, hyène ?
+ de précision je vous prie...
Ecrit par : [ c o c o ] | 24.10.2009
(...) Je ne sais pas si j'ai réussi. Et maintenant, mon ami, continuez, je vous prie, votre promenade au bord de la Seine. Et remettez le livre dans la boîte de bouquiniste à 100 francs où vous l'avez trouvé.
Malcolm Lowry, septembre 1948.
Ecrit par : Préface de pizza | 30.10.2009
tampon dans chatte- 10.00%
sans doute le contre-coup des feuilles mortes, voire du fameux "terby pénétrant dans le chien et le faisant voler", je vois que ça. en tout cas, bon appétit si vous pensez à table !
Ecrit par : niki | 13.11.2009
vous me direz : tous les goûts sont dans la nature (cf. enculée en ce jardin) et, après tout, c'est de leur "propre" trou d'balle dont il s'agit, d'accord, mais quand même... sucer, engloutir et léchouiller une verge qui vient de vous l'abourer lanus à peau nue, euh... à choisir, je préfère encore bouffer la chatte de madame 31 jours sur 30 !
Ecrit par : norbert la fine bouche | 10.11.2009
Ecrit par : coco feat. Carl Wilhelm Scheele | 13.11.2009
esprit de noel rencontre herbiester (14.29%)
Par les bois du djinn où s'entasse de l'effroi, mon cher Andrew ! vivement le mois prochain, que Nostalgie réanime ce bon vieux Last Christmas...
Ecrit par : niki | 14.11.2009
j'ai vérifié, bande de p'tits pédés popistes : c'est même pas Cap, l'inventeur de la Caipiroska, mais qu'à cela ne tienne, na zdarovié quand même hein !
Ecrit par : Dragomirov du dimanche | 15.11.2009
La chapelle disloquée, puante, fouillis de mauvaises herbes, les murs croulants éclaboussés d’urine sur lesquels des scorpions se tenaient tapis – entablement rompu, triste archivolte, pierres glissantes couvertes d’excréments – ce lieu, où l’amour jadis s’était navré, faisait figure de cauchemar. Et Laruelle était fatigué des cauchemars.
[Au-dessous du volcan]
Ecrit par : el dibbouk de la litteratuur | 15.11.2009
(…) Que Mme Ndiaye préfère fricoter à Berlin avec les fils et petits-fils de SS ou avec les dignitaires de la Stasi, plutôt qu’avec les Français, libre à elle, la capitale du Troisième Reich est mieux à même de satisfaire les curiosités d’une tératologue que Paris, Londres ou que New York.
Ganix ASENSEO, ce 18 novembre
mais de quels Français-d'abord, il nous cause encore, d'abord ? des fils, petits-fils et pourquoi pas arrière-petits-fils de collabos vichystes ?
« La grande pauvreté de la justice française est mise en lumière dans un rapport publié par le Conseil de l'Europe, qui classe la France au 35ème rang européen sur 43 en termes de dépenses pour ce poste. Ce rapport a été établi par la CEPRJ. »
le pays de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen consacre deux fois moins d'argent par habitant à sa justice que la république fédérale allemande (où, c''est connu comme le loup gris, ne demeurent que nazis de souche et autres vilains cocos en puissance).
calme ta joie, hé ! misérable petit coq bleu-blanc-rouge...
Ecrit par : aniki | 18.11.2009
(...) Le sciage de l'enfant Jésus, qui adhérait à la Vierge par toute la surface de son derrière, prit plus de temps. L'auréole fut cassée quand on le bascula. Stortebeker me fit des excuses. Je réprimai difficilement l'excitabilité qui me gagnait aussi et fit ramasser dans deux casquettes les fragments de l'auréole. Pique-la-braise croyait pouvoir réparer les dégâts avec la colle. Le Jésus scié fut capitonné de coussins, puis roulé dans deux couvertures de laine. Notre plan était de scier la Vierge au-dessus du bassin et de pratiquer une seconde entame entre la plante des pieds et le nuage. Nous voulions laisser le nuage à l'église et transporter seulement les deux moitiés de la Vierge, le Jésus en tout cas, et si possible le Baptiste dans notre cave du Puttkamer.
Günter Grass, Die Blechtrommel
Ecrit par : el dibbouk de la litteratuur | 19.11.2009
Il y a là la littérature, le manque d'élan, l'inertie, le mouvement
Ecrit par : Limbo | 23.11.2009
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