19.03.2008

CYRIEL VERSCHAEVE STRAAT

464463362.JPGOrdonné prêtre en 1897, Cyriel Verschaeve enseigne l’histoire et l’allemand,  participe à des cercles littéraires, écrit des poèmes, des essais, des pièces de théâtre et tente de fonder une congrégation pour la conversion des Boers d’Afrique du Sud au catholicisme. Au cours de la guerre 14-18, il participe au mouvement frontiste et se lie avec Joris Van Severen. En 1925, il déclare : « Pour moi, la Belgique n’existe pas et je ferai en sorte qu’après ma mort la Belgique me déteste ».

 

En 1931, il soutient chaleureusement la fondation du Verdinaso. Plusieurs fois invité en Allemagne nazie, il rédige dès le début  de l’Occupation "Het Uur van Vlaanderen", une apologie de la collaboration. Le 6 novembre 1940, il est proclamé président du Conseil culturel flamand, contrôlé par la Communauté de travail germano-flamande (DeVlag) et par la SS. Partisan du rattachement de la Flandre au Reich, Verschaeve tente de concilier christianisme et nazisme (notamment dans son essai "Europa und der neue Glaube").

 

Évacué  par la SS en Allemagne à la veille de la Libération, il tente d’y former un "gouvernement flamand" en exil. Lors de la défaite nazie et grâce à des complicités ecclésiastiques, il se cache en Autriche jusqu’à la fin de sa vie. Par arrêt du 11 décembre 1946, le Conseil de guerre de Bruges l’avait condamné à mort par contumace. Il reste à l’heure actuelle, l’une des références de la mouvance Vlaams Blok.

 

Cyriel Verschaeve a sa rue à Marke (commune de Courtrai, Flandre occidentale), Lanaken (Limbourg), Kapelle-op-den-Bos (Brabant flamand), Zoersel et Puurs (Anvers). Dans cette dernière commune, le poète SS est ainsi honoré en plein village de Breendonk, à quelques centaines de mètres du camp.

 

 Source : "RésistanceS", n° 6, printemps 1999, pp. 7-8

Commentaires

Le nom allemand d’Eulenspiegel évoque la chouette et le miroir, objets fétiches du personnage. L’étymologie est cependant beaucoup plus triviale : le nom vient du moyen bas allemand ulen « essuyer » et spegel « miroir, derrière », et l'expression ul'n spegel veut dire « je t'emm... ».

Le personnage de Till l'espiègle a inspiré divers auteurs comme par exemple l'écrivain belge Charles de Coster dans La légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays des Flandres, où il fait de Till une figure de la résistance flamande contre l'occupation espagnole au XVIe siècle (1867)

Ecrit par : Comte de Mercy | 21.03.2008

"Dans son roman le plus célèbre, « Le chagrin des Belges », il décrivait avec le lyrisme brutal et truculent qui est sa marque de fabrique une certaine médiocrité réactionnaire du milieu provincial flamand. Il y dénonçait la collaboration flamande avec l’occupant allemand durant la Seconde guerre mondiale, un des thèmes tabous de la politique belge."

fin de citation


bien vu de Mercy, ça fait plaisir qu'il y en ait au moins un qui suive ! Hugo Claus evôye quelques heures avant Leterme premier, tout comme Chantal Sébire d'ailleurs, paix à leur âme...

Ecrit par : niki | 21.03.2008

J'avais suivi mais je restais sans voix ...

Ecrit par : Jerry | 21.03.2008

Je n'en doute pas un seul instant complice de toujours bien aimé, toi même tu sais qu'il arrive sporadiquement que je parvienne à me saisir ^^

Ecrit par : Comte de Mercy | 21.03.2008

quelle tristesse cet acharnement sur le corps pour savoir si oui ou non elle s'est tuée toute seule ! alors que le bon hugo presque nobel mais presque entrait à l'hopital vêtu en prince qu'il est, a bu une dernière coupe de champe, fumé une dernière cigarette, a demandé à son éditrice et sa compagne de le quitter et s'est envoyé en l'air...

toute la différence entre une certaine médiocrité réactionnaire et un pays aux lois respectueuses parfois de la volonté des citoyens qui l'habite (poil à).

Ecrit par : Roller Girl | 22.03.2008

(...) Mustafa Kocakurt, le père du petit Enis, kidnappé et violé par le pédophile récidiviste Francis Evrard, déclare que Nicolas Sarkozy serait personnellement favorable à la peine de mort mais que même s'il est président, il a les mains liées, et n'est pas tout seul à décider.

L'Elysée dément.

Ecrit par : coupure de presse | 22.03.2008

(poil aux tympans des petits éléphants)

Ecrit par : larry l'agneau | 23.03.2008

Il y a un peu plus d'un an, sur base de la loi américaine définissant le libre accès aux documents et archives, un ex-procureur a réussi à rassembler aux Etats-Unis toute une série de documents d'archive et de témoignages qui mettent à jour le rôle déterminant joué par le Vatican dans la consolidation du pouvoir fasciste, la participation active du corps ecclésiastique au gouvernement fasciste de Yougoslavie et la protection pontificale d'importants dirigeants fascistes en exil. La chaîne de télévision ARTE, a diffusé le résultat de ces recherches dans le cadre de son émission "Les Mercredis de l'Histoire".

Le Royaume des Cieux, purification idéalisée des maux qui accablent l'homme réel, s'affronte une fois de plus à sa sinistre réalité. Alors que semblait tomber dans l'oubli la participation sanglante de l'Eglise en général et du Vatican en particulier à ce qu'ils nommèrent l'évangélisation des "sauvages", à la répression ouverte lors de l'Inquisition, à l'industrie de guerre,... ces saintes institutions, immaculées de tout péché terrestre, représentantes de Dieu sur terre,... sont une fois de plus pointées du doigt. Dénoncées comme organisatrices directes du massacre des hommes qu'elle prétendait conduire sur le chemin de la rédemption peu avant la dite Deuxième guerre mondiale, l'Eglise est également accusée d'avoir protégé les fascistes. La paix aux hommes de bonne volonté montre son vrai visage: défense intransigeante et terroriste des intérêts globaux du capital. Décidément, l'oscillation entre fascisme et anti-fascisme est une pratique qui n'a pas uniquement compromis les institutions terrestres mais également celles des cieux. Et c'est fraternellement unies qu'elles ont toutes participé au massacre de notre classe.

Confrontée à la vague révolutionnaire la plus importante de l'histoire de notre classe, entre 1917 et 1923, la Très Sainte institution catholique (véritable Etat parmi les autres Etats), Vatican en tête, prend l'initiative de lutter contre ce qu'elle appelle le danger communiste. Dès 1920, elle organise des groupes d'action dont la structure générale s'appellera: INTERMARIUM. Cette initiative a pu compter sur la participation de fascistes notoires. Les services secrets britanniques et français s'impliquèrent également dans INTERMARIUM. Les groupes composant cette organisation se définissaient ouvertement comme anti-communistes et leurs objectifs déclarés étaient "la mobilisation de l'organisation catholique dans la lutte contre le communisme" (Pie XI) et la création d'un réseau catholique dans toute l'Europe pour faire face au danger communiste développé sur le continent suite au processus insurrectionnel en Russie.

La guerre sainte n'a épargné aucun effort et n'a refusé aucune alliance pour arriver à ses fins. Ainsi par exemple, à l'aube de la dite Deuxième guerre mondiale, un sinistre personnage fait son apparition: Ante Pavelich, nationaliste bien connu pour ses campagnes terroristes en Yougoslavie peu avant la guerre et qui, réfugié en Italie, a été jugé par contumace. Avec la protection de Mussolini et la bénédiction d'un ecclésiastique de grande sainteté, le père Draganovich, Pavelich organise les célèbres Oustachis: groupes militaires entraînés à l'assaut des centres du pouvoir. L'occasion se présente en '41 lorsque, grâce à l'appui des bombes assassines de Hitler,ils peuvent entrer en Croatie et organiser un gouvernement nationaliste de type fasciste. C'est ainsi que débutent, en Croatie, 4 années de terreur ouverte, avec camps de concentration et autres bontés chrétiennes.

La charité humanitaire s'associe aux bandes armées pour convertir les hérétiques au catholicisme. Les curés bénissent ces corps spéciaux et leurs croisades/pogroms menés à l'aide de pistolets, de grenades et de dagues (symbole des Oustachis). Le Vatican offre son appui au nouveau gouvernement et un Saint Curé franciscain est nommé Commandant du camp de concentration croate. Des membres du clergé participent comme fonctionnaires à ce camp, d'autres sont nommés membres du parlement, les monastères sont remis à Pavelich pour y installer de véritables bases militaires. Des moines franciscains prennent une part active à la campagne militaire et crucifient les hérétiques,... La guerre sainte s'organise et se dote de tous les moyens nécessaires: une idéologie nationaliste et ouvertement raciste, des messes, l'évangile, la croix, des cantiques pleins de ferveur,... comme du temps de l'Inquisition. La terreur catholico-nationaliste qui se développe au nom de la charité chrétienne en Croatie est tellement brutale que d'après des sources de l'époque, mises à jour lors de cette enquête, les soldats nazis, les soldats fascistes et les SS se disaient eux-mêmes choqués, écoeurés par les méthodes de torture, les assassinats massifs et autres cruautés en vigueur... Et comme si tout cela n'était pas suffisant, après 10 mois de terreur ouverte, le régime des Oustachis recevra la bénédiction de l'Eglise Catholique, Apostolique et Romaine: le représentant du Vatican est au premier rang lors de la cérémonie d'inauguration officielle du parlement oustachi et le pape Pie XII reçoit Pavelich à deux reprises. Montini, qui est alors secrétaire du Vatican et qui deviendra bientôt le pape Paul VI, en remerciements des services ecclésiastiques rendus, reçoit également cet enfant de Dieu qu'est Pavelich. Mais ces directeurs d'âmes innocentes et chrétiennes ne renoncent pas pour autant aux occasions de se retrouver aux côtés de leurs frères terrestres: l'organisation du Royaume des Cieux a besoin de nombreux arrangements, appuis, participations,...

Une fois la guerre terminée, la charité chrétienne doit s'adapter aux nouvelles tâches que le Royaume des Cieux lui impose: il s'agit d'organiser l'évasion des fascistes les plus connus et de leur trouver un lieu d'accueil. Pour ce faire, elle peut compter sur l'appui des services de renseignements occidentaux et de leurs Etats. On crée ainsi le très humanitaire RATLINES (nom de code signifiant "le réseau du rat" assigné par l'Etat Nord-Américain au réseau construit par le Vatican) destiné à faciliter et organiser la protection et la fuite d'âmes aussi chrétiennes que celle de Klaus Barbie (qui émigre en Bolivie), Adolf Eichmann (qui réussit à se rendre en Argentine), Josef Mengele, Walter Rauff, Gustav Wagner, Franz Stangel,... Notre célèbre Pavelich de son côté, accompagné de milliers d'Oustachis, se rend en Argentine grâce à ce même réseau. Nombreux furent ceux qui utilisèrent les services du RATLINES. Pour comprendre comment fonctionnait ce réseau, nous nous contenterons ici de suivre le chemin emprunté par Pavelich -il ne devait pas être très différent du parcours de ses autres amis fascistes- et nous mettrons ainsi à jour également la participation déterminante des anti-fascistes.

Le Collège Croate, véritable état-major du curé Draganovich, protégé par le Vatican, ouvrit toutes grandes ses portes à Pavelich et consorts dès qu'il devint impossiblepour l'Etat britannique de taire la protection qu'il leur offrait jusque là dans les zones autrichiennes alors sous son contrôle. D'après un dossier des services secrets américains, Pavelich est resté deux semaines sous protection anglaise; il a ensuite fallu le déplacer vers une autre zone d'occupation anglaise où il est resté en contact avec les services secrets britanniques. Les propriétés du Vatican offrent refuge et protection à toutes ces brebis égarées, les véhicules du Vatican assurent leurs déplacements, on veille à leur sécurité. Le pape Pie XII et Montini encouragent ces activités avec toute la ferveur chrétienne que mérite Draganovich. Ce dernier se rend dans les différents camps, prend contact avec les réfugiés Oustachis et crée un véritable service de renseignements politiques qui restera en contact direct avec le Vatican. Montini, bras droit du pape au Secrétariat d'Etat aux Relations Humanitaires et chef opérationnel de cette institution, ainsi que toute la hiérarchie du Vatican l'autorisent à utiliser le réseau RATLINES pour organiser la fuite de ceux que les anti-fascistes appelaient des "criminels de guerre".

Pour cacher ces chrétiens incompris, on leur prête d'immaculées soutanes et la Croix Rouge Internationale leur remet des faux papiers. Le Haut Commissariat aux Réfugiés du Vatican garantit également ces fausses identités. Dans les fichiers des services secrets américains datant de 1946 et mis à jour lors de cette enquête, on constate: "On distribue des faux papiers aux Oustachis. Avec ces papiers et l'aval de la Commission Pontificale on peut obtenir un passeport de la Croix Rouge Internationale. Draganovich a les moyens de se les procurer."

Le Vatican offre donc asile, obtient visas et passeports pour d'importants fascistes en Argentine où Peron, grand admirateur de Mussolini, accueille les fascistes à bras ouverts. Avec de tels appuis, l'argent nécessaire à la protection de ces saints sujets ne manque pas... Et au delà du Vatican, de nombreuses institutions d'Etat des Alliés collaborent également à la protection des fascistes les plus notoires.

En 1945, les services secrets britanniques et français ravivent leurs relations avec les fascistes. L'Etat britannique qui, au travers d'un de ses plus grands représentants, le Duc de Windsor (1), avait salué Hitler et considéré son organisation du travail très constructive, appuie maintenant financièrement INTERMARIUM. D'après la déclaration d'un ancien nazi hongrois, membre actif d'INTERMARIUM et qui réussit à fuir grâce à RATLINES, les services secrets britanniques et français étaient bel et bien impliqués dans les différentes activités d'INTERMARIUM et protégeaient ses agents. Une station de radio oustachi émet ses programmes depuis la zone britannique. Des exemplaires de "Free INTERMARIUM Charter" sont diffusés dans les camps de réfugiés en Autriche et en Italie.

Les Etats-Unis qui soutiennent le curé Draganovich, pierre angulaire du trafic de fascistes, passent des accords avec lui afin de sauver la tête de quelques nazis. La CIA se sert de RATLINES pour sauver savants et agents secrets nazis, et les amener aux USA. Barbie, recruté après la guerre par les services américains, travaillera pour eux durant de nombreuses années. Et c'est grâce aux services de Draganovich, au réseau RATLINES et aux Etats occidentaux que Klaus Barbie parvint à s'exiler en Bolivie. Voilà comment les fascistes purent obtenir une nouvelle vie et une nouvelle identité.

Peron nomme Pavelich conseiller à la sécurité et lui remet quelques 35.000 visas pour que les tortionnaires Oustachis viennent s'installer en Argentine et créent une force de choc "contre le communisme".

Il n'y a rien d'étonnant à ce que l'on puisse aujourd'hui reproduire de telles informations. On connaissait déjà les magouilles, les oscillations, les alliances de toutes ces canailles bourgeoises. Ce qui nous étonne (et nous désole), c'est la facilité avec laquelle les différents médias peuvent ventiler ces soi-disant révélations sans susciter la moindre réaction humaine, prolétarienne.

Le fascisme et l'anti-fascisme ont lobotomisé à ce point notre classe que le pape actuel réussit encore à mobiliser des milliers de gens, à les abrutir avec ses cantiques célestes, avec ses saintes paroles et toute sa panoplie d'armes chrétiennes, et que les discours anti-fascistes continuent à avoir une audience alors qu'il est maintenant clair que fascistes et anti-fascistes ont agi en toute fraternité contre les intérêts les plus élémentaires de l'humanité.

source www.catholiques.info

Ecrit par : coco [modifier] | 09.01.2009

Dieu, on connaît ses limites, ça ne va jamais très loin, mais avec les hommes, c'est illimité, ils sont capables de tout.

Romain Gary, La danse de Gengis Cohn

Ecrit par : el dibbouk de la litteratuur | 28.10.2009

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