22.03.2008
Faux frères Lumière
Le soleil ne fut guère brillant cette nuit (si ce n'est par son absence), disons que le jaune du ciel tirait davantage la couverture tissée de moments songes vers un gris clair et visqueux. Uniforme. Et dans le fond, cela tombait plutôt pas mal du tout.
Le petit bonhomme de foie causait rhizome quand les perroquets ont surgi et bariolé l’atmosphère avec panache. De la terre ferme, j’en comptais une centaine au bas mot. Mensurations d’hélicoptère et autre vitesse de la lumière. Parade amoureuse quasi militaire. Voûte céleste soudainement haute en couleurs. Éventail détonant. Silence paradoxal vibromassant. L’un d’eux, au bout du compte à peine plus grand qu’un psittacidé à coudre vint s’empaler sur l’extrémité de mon index en souriant, tandis que pour sa part, celle qu’ici-bas nous appelons réalité, fidèle à sa réputation, se moquait de mon rêve comme de l’émission de sa première goutte de sang.
Et dehors il fait toujours aussi sombre que dans le rectum d’un cul-de-jatte filmé en noir et blanc, s’est remise à chahuter la neige du printemps.
06:00 Publié dans Psittacidésoxyribonucléisme | Lien permanent | Commentaires (4)





Commentaires
Si, comme c'est le cas dans mes reves erotiques, Pollock-le-Grand laissait tomber le pinceau (ce qu'il, finalement, faisait plutot assez bien) pour s'armer d'une Smith Premier, par exemple, aurait-il pu écrire ce texticule aux relents fauvistes, je vous le demande a vous, gens de l'Internet, vous qui savez.
Ecrit par : fred_ | 24.03.2008
Tu connais l'histoire de coco qui repeint son faux plafond ? et le livre de l'ami Guinzburg ? Mon cher Hubert c'est à la limite infiniment que je tiens à te remercier pour l'arôme de ton commentaire. Moult raisons à cela : en un je dirais cet incommensurable bonheur d'enfin pouvoir à ma guise user du mot moult sur la toile, et plutôt deux fois qu'une bordel de dieux !! je propose même d'en rester là, à partager la cerise du hachis parmentier de la vie que tout deux nous croquerons tels des tigres de papier cadeaux dans nos caboches respectives... vive Internet et les rêves par exemple érotiques qui en découlent !!
Ecrit par : niki | 25.03.2008
Idée de nouvelle : un homme s’éveille pour apprendre que son perroquet a été nommé ministre de l’Agriculture. Consumé de jalousie, il se suicide, mais malheureusement son pistolet est de ceux d’où ne sort qu’un petit drapeau avec l’onomatopée « Bang ! » brodée dessus. La hampe du drapeau lui crève un œil, et il vivra, en être purifié qui, pour la première fois, appréciera les plaisirs simples de l’existence, tels que cultiver son jardin ou s’asseoir sur une bouche d’aération.
Ecrit par : Dieu, Shakespeare et Moi | 10.04.2008
«Deux oiseaux m’ont réappris à parler»
Ces paroles de Brian Wilson brise le diagnostic des médecins qui avançaient, il y a 14 ans, qu'il ne parlerait plus jamais.
Quand Brian Wilson a été grièvement blessé dans un accident de voiture il y a 14 ans, les médecins ont annoncé à ce pompier américain qu'il ne parlerait plus jamais. Et passerait le reste de sa vie allongé sur un lit. Mais deux perroquets bavards ont eu raison de la médecine.
«Deux oiseaux m’ont réappris à parler», explique le quinquagénaire dans son humble demeure de Damascus. La grande banlieue de Washington, où il vit désormais entouré de 80 volatiles.
«Ma blessure à la tête était tellement grave que je n’étais plus censé parler de ma vie, du moins pas plus qu’un enfant de deux ans», raconte-t-il. Mais à son chevet, deux perroquets qu’il gardait depuis sa jeunesse «n’ont pas arrêté de me parler», a-t-il poursuivi. «Et puis soudain, un mot est sorti, et puis deux et de plus en plus». Pas du bec des oiseaux, mais bien de la bouche du blessé.
Depuis, l’ancien pompier, qui ne peut plus travailler mais parle et se déplace presque normalement, a décidé de consacrer sa vie aux oiseaux qui lui ont rendu la parole. «Je fais tout ce que je peux pour eux quand je le peux», raconte-t-il dans sa maison transformée en refuge pour les perroquets et autres perruches dont les maîtres ne veulent plus.
«Ils ont tout ce qu’ils peuvent désirer». Quand un nouvel oiseau arrive, il est mis en quarantaine dans l’ancien garage adjacent à la maison en attendant la visite du vétérinaire. On lui trouve ensuite une famille d’accueil, ou bien il va rejoindre les dizaines de volatiles déjà hébergés dans la maison de Damascus.
Cela coûte cher, de l’ordre de 6.000 dollars par mois, selon M. Wilson, qui engloutit toutes ses économies et sa maigre pension d’invalidité.
L’ex-soldat du feu vient de prendre en charge 80 oiseaux dont le propriétaire ne pouvait plus s’occuper. Il en est à refuser en moyenne trois pensionnaires par semaine. Brian Wilson a créé sa fondation, la Wilson Parrot Foundation, pour récupérer des dons déductibles des impôts.
Brian Wilson ne portait pas de ceinture de sécurité lors de son accident de voiture en 1995. «Je voulais être pompier pour sauver des gens jusqu’à l’âge de 98 ans et je donnerais tout pour pouvoir le faire», assure-t-il. «Vous vous demandez pourquoi je sauve des oiseaux ? Ils m’ont aidé à reparler, alors je prends soin d’eux».
source libération
2 réactions
Spiro : L'homme est si bete qu'il remercie des perroquets et leur voue un culte d'adoration, au lieu de remercier Dieu qui les a mis en sa présence, incapable de reconnaitre un miracle
L'homme est si bete, que pensant etre sage, il joue les perroquets en répétant les betises qu'ont dites d'autres hommes, qui se croyaient tres sage eux aussi en d'autres temps
L'homme est si bete qu'il croit que les singes sont ses parents, un quelconque animal marin son grand-pere, et une paire de céllules, ses arriere-grands-parents qui se sont rencontrées il y a bien longtemps, houuuu!!!, tellement longtemps qu'on est obligé d'inventer l'histoire en invoquant l'improbable argument fort peu scientifique "des millions d'années" et d'une multitude aussi improbables de hasards, pour expliquer comment ces deux cellules, "tombées du ciel"ont réussi a devenir des blogger désoeuvrés, quand toutes les probabilités mathématiques indiquent qu'elles n'avaient aucune chance ni d'exister. hohohohohohohohohohohoho!!!!!!!!!!!!!!!!!!
david : Montaigne avait raison : fable de notre temps.
Il prétendait que les bêtes sont supérieure à l'homme et que les hommes sont si bêtes que, se croyant supérieurs, ils attendent que les bêtes leur parlent.
Que d'ailleurs seules les bêtes qui ressemblent à l'homme par quelque côté . . . et peuvent lui parler son langage : singe ou perroquet, intéressent l'homme.
La preuve est faite. L'imitateur est devenu initiateur.
Ce sont les perroquets qui ont parlé à l'homme qui ne pouvait plus parler.
Et au moins, ce pompier miraculé par les bêtes a compris qu'il fallait, pour sauver les hommes, sauver les perroquets.
Quelques ethologues et "chercheurs nomades" que je connais, devraient s'en réjouir. Au Costa Rica, en Amazonie et ailleurs.
Ecrit par : coco | 26.02.2009
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