Le culot et la blancheur des dents de certains resteront a jamais un grand mystere pour moi.
"L’Olympisme est une philosophie de vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’Olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels."
« La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. »
[Pierre de Coubertin, Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne]
Ecrit par : niki | 25.03.2008
N'est pas Richard Gere qui veut, et toc !
Ecrit par : Robin Masters | 25.03.2008
chouette, une arlésienne 100% pur jus
Ecrit par : niki | 26.03.2008
ARRETE POUR AVOIR BRANDI UN TSHIRT RSF
sur le parcours de la Flamme Olympique
Lundi 07/04/08
Pour manifester mon soutien aux droits de l'homme
j'avais décidé de porter un tshirt RSF
Mon choix pour le lieu s'était porté sur le pont du Garigliano.
Vers 12h00 je me place sur le pont, bien avant la barrière des CRS, donc absolument pas sur le parcours de la flamme, j'étais même à une centaine de mètres d'une caméra de FR2 ou France 3, du côté de Javel.
J'ai tenu le tshirt le long du parapet du pont face à la tour Eiffel, dans l'axe du parcours de la flamme.
A l'arrivée de la flamme, vers 13h00, j'ai brandi le tshirt au-dessus de moi, avec l'aide de personne auprès de qui je me tenais. Vers 13h15 je me suis tourné vers le convoi, toujours en brandissant mon tshirt, je n'avais en aucune façon un comportement pouvant mettre en danger ou ne serait-ce que géner le convoi de la Flamme ( je re-précise que j'étais toujours au même endroit, bien avant le secteur "interdit" par les CRS ).
A ce moment j'ai remarqué ce qui m'a parut bizarre, à savoir l'arrivée en vélo d'un homme de type Chinois, écouteurs de téléphone greffés aux oreilles, qui s'est mis à prendre des photos des personnes qui exhibaient des "signes manifestes" de soutien au Tibet ou aux Droits de l'Homme/RSF. Il était évident que ce n'était pas la flamme qui semblait l'intéresser !
( je me suis dit à ce moment là que s'était "rapé" pour mon visa pour les JO, si jamais j'en avais eu l'intention !)
Et bizarrement, peu après un CRS est arrivé pour me demander de ne pas montrer le tshirt RSF !
Je lui ai répondu que je n'enfreignais aucune loi, que je ne gênais pas le passage de la flamme, que je ne comprenais pas le motif de sa demande !
Sur ce, avec l'aide d'autres CRS, ils me saisissent pour m'enlever mon tshirt en me trainant vers le milieu du pont sous les sifflets de la foule.
Comme je refusais de lâcher mon tshirt, un officier des CRS m'à proposé le marché suivant : "Vous nous donnez le tshirt ou nous vous emmenons au poste !"
J'ai refusé, me suis trouvé menotté, fouillé et jeté dans un fourgon-cellule où je me suis retrouvé en compagnie d'un autre redoutable individu de 78 ans !
De là, nous avons été emmené au commissariat central du 15 ième (rejoint par deux autres personnes entre temps).
Je dois signaler que dans le commissariat, les policiers semblaient très génés sur les motifs de nos arrestations, dans mon cas personnel, il n'y avait aucun motif ni raison justifiant la privation de liberté d'un citoyen Français !
Remis en liberté vers 17h00
Deux interrogations :
De quel droit, en France, les Chinois peuvent donner des consignes/ordres aux forces de l'ordre au mépris le plus total du droit !
Qu'il était inquiétant de savoir que l'on pouvait donné ce type d'ordre aux forces de l'ordre et encore plus inquiétant de réaliser que ces ordres pouvaient être appliqués !
Je précise que je n'ai rien contre les athlètes
Que je ne fais partie d'aucune organisation ou parti
Ecrit par : Pichel | 10.04.2008
Cela a été ainsi dans le monde entier, au Népal, en Australie, partout. Le pouvoir commercial de la Chine sans doute. Votre arrestation est inadmissible.
Ecrit par : Pythie | 05.09.2008
merci pour la visite, le commentaire (Pichel, si vous nous lisez...) et disons le reste. alors je respecte naturellement votre choix mais en même temps trouve qque peu regrettable d'ainsi priver la plupart de mes avatars de votre espace hors du commun
“Please log in to continue”
oh ! cela signifierait-il que moi aussi je peux avoir des amis ?
j'arrive et vous souhaite une bien belle journée dès que possible
à vous !! enfin... à TOI (si je puis dire de manière presque aussi intelligible que cavalière)
le témoignage d'avril dernier n'est j'avoue honte à notre vilain coco qu'un "vulgaire" copié/collé
dsl, je ne connais ce Pichel ni d'ève ni d'adam
mais peu importe, grâce à ta page j'ai déjà un ami, ça fait d'autant plus plaisir qu'en ce qui le concerne, Tom (c'est son p'tit nom) en compte pas moins de 243724432, quel brave gars il doit être...
"mediumnité du dimanche après midi"
héhé, excellent ! bon, Pythie chérie, comme tu vois vous êtes ici chez vous
on communique j'espère bientôt, ici ou "ailleurs"
++
Ecrit par : niki | 05.09.2008
Merci pour les commentaires sur mon tout nouveau blog, j'ai pas l'habitude, c'est bien.
Je laisse tout le temps des commentaires aux autres mais c'est vrai que sur Myspace la réciproque n'est pas possible. Je n'y avais pas pensé!!
Pour le lien entre les amérindiens et le Tibet, je l'ai rajouté hier justement dans mon blog MS, c'est ce qui m'a le plus frappée en arrivant au Tibet. Mais les gens pensent que je divague quand j'en parle.
Les bijoux en turquoise, certains aspects de la culture (sauge) et même la couleur de la peau (la race rouge), me faisait penser aux amérindiens.
Il paraitrait en fait, qu'ils auraient une racine similaire, et j'aimerais beaucoup un musée montrant les similitudes entre ces deux cultures. La plus grande étant que ce sont deux cultures vouées à disparaitre et que j'apprécie autant l'une que l'autre.
A Lhassa, j'étais très malade. Ce qui fait que je me suis cantonnée aux camps de réfugiés tibétains au Népal en fait. Le manque d'oxygène au Tibet est très dur à supporter pour certaines personnes. Sur un groupe de 20 personnes, il n'est pas rare, qu'une ou deux personnes meurent, mais cela aussi personne n'en parle jamais. Sans tente à oxygène, c'est très dangereux de monter plus haut que 5000 mètres. Un photographe que j'ai rencontré venait d'être sauvé de justesse parce qu'il était gentil et surtout très léger, son sherpa s'était presque tué pour le sauver, en descendant à toute vitesse la montagne en le prenant sur son dos. Il ne faut pas être méprisant et hautain avec les sherpas au Népal et au Tibet. Enfin, bref, toute une aventure ce Tibet.
et quand l'éminent sociologue Matt Groening dépeint ses compatriotes en jaune, il divague aussi tu penses ?
peuplé, oui, on va dire ça :) j'invite d'ailleurs toute ma clique* à te rendre visite sans plus attendre !
et la santé, à présent ? beaucoup beaucoup mieux j'espère... dingue comme tu ne fais pas du tout du tout ton âge en tout cas o_O
*puisse un jour ce mot être traduit en mandarin devant le tribunal pénal intergalactique
Ecrit par : niki | 08.09.2008
Nic, je n'arrive pas à trouver tes derniers billets. Tout va bien.
Ecrit par : Pythie | 22.09.2008
tu sais je pensais pas arriver jusque 40, déjà 27 c'était loin. alors pour en quelque sorte fêter l'évènement et m'offrir les moyens de poursuivre ne fut-ce qu'un jour de plus le chemin de mon destin ici bas en presque toute décontraction du gland, j'ai décidé de commencer la pratique du t'ai chi chuan... ch'te jure !
lundi c'était open doors (curieusement ,une d'entre elles, celle du vestiaire, grande ouverte, s'est d'ailleurs brutalement refermée de sa propre initiative tout juste au moment où je m'apprêtais à entrer... peut-être les restes d'un avortement de purification karmique à yeuten ling il y a de cela pourtant bien longtemps aujourd'hui mercredi kr kr kr... sans blague, il y avait un témoin, une dame plus âgée qui me suivait et venait également assister à la séance d'infos, la pauvre j'ai bien senti qu'elle trouvait l'esprit de la porte drôlement moins facétieux que moi, enfin bref...)
un moment, le prof, un petit bout de femme à la chevelure automnale je veux dire si ce n'est sa tenue vestimentaire typique son physique évoque davantage une légende celtique, en vient à causer modes et travaux. elle insiste : tenue au choix du pratiquant, rien d'obligatoire. elle précise aussi que pour celles et ceux qui le souhaitent on peut trouver les espèces de petites pantoufles que les plus fondamentalistes d'entre eux portent aux pieds pour la modique somme de 7 euros la paire dans une épicerie du centre de liège (pas loin de chez humblet, pour les initiés en commerce crapuleux). sur ce, un élève entre deux âges (celui qui a servi de partenaire à madame) se permet de signaler le déménagement du fournisseur des petites pantoufles en question... selon lui l'épicerie se trouve désormais pratiquement en face de son ancien emplacement.
étonnement du prof : ah bon ! (court silence) et celle du voleur qui se fait courser dans des ruelles de la cité interdite, vous la connaissez ? dit-elle... il court comme un dératé et les forces de l'ordre pareil, le voleur arrive à un carrefour où il aperçoit un moine assis sur le trottoir. à ce dernier, tout en poursuivant sa course folle, il lance : si on te demande si tu as vu passer quelqu'un tu réponds personne ok ? le moine se lève, traverse la rue pour aller s'asseoir sur le trottoir d'en face juste avant que les poursuivants ne pointent le bout de leurs bâtons dansants (l'(ance^tre de la matraque en fibre de carbone). ils crient : hé toi ! tu as vu passé quelqu'un ? et le bonze de répondre : depuis que je suis assis ici je n'ai vu passé personne.
Ecrit par : niki | 24.09.2008
l'assemblée toutes paupières closes s'essaie à la méditation quand du fond de la salle la sonnerie polyphonique du portable d'un bleu déchire le silence (du fred chopin, si détendu je ne m'abuse)
personne ne bouge, personne n'est blessé
...
le prof (sophie, que bon sang déjà j'aime), de mémoire : alors voilà, "normalement", si tout va bien, là, vous avez dû percevoir les notes d'une chouette mélodie...
Ecrit par : niki | 30.09.2008
en pratiquant assidûment cet exercice ; peut-être un jour aurez-vous tout comme moi des cercles rose, vert et bleu électrique sur les pieds...
Ecrit par : Héroïne de manganèse en chaussettes baba | 07.10.2008
une pointe de rhum, et c'est le parfum suave de la caraïbe !
Ecrit par : Captain Theophilus Mo Fergussson Sr. | 18.10.2008
He said captain i said wot
Ecrit par : Mary Read | 19.10.2008
- Transporter le tigre et retourner à la montagne
- Transporter le tigre et pousser la montagne (Kai He)
- Frapper le tigre
- Pas en arrière et chevaucher le tigre
- En tenant la tête des tigres (épée)
- Tirer sur le tigre avec l’arc
- Le léopard et le tigre retournent à la grotte (forme de Tung Ying Chieh)
- Le tigre blanc levant la queue (épée)
Zhang Qin, époux de Sun la Cadette, a longtemps été un paisible jardinier dans un monastère. Ayant tué un bonze dans un moment de folie, il a incendié le monastère et a pris la fuite pour s'établir comme aubergiste prés de la Falaise en Croix où il mène son affaire de bien curieuse manière. Il assassine ses clients pour en faire de la viande dont il farcit ses pâtés... à 3 exceptions prés que lui dicte sa morale : il ne tue ni les moines parce qu'ils sont pauvres, ni les prostituées parce qu'elles lui feraient mauvaise réputation ni les hors-la-loi pour lesquels il éprouve une sorte de solidarité. Le hasard placera Lu Zhi-Shen puis Wu Song sur son chemin et ce dernier deviendra son ami.
Tout ça pour faire le malin, dire que je viens de commander la traduction française de 水浒传 (un roman d'aventures paraît-il lu plus encore que la Bible ou le Coran)
Ecrit par : Le sursinge d'Or s'offre des fruits | 07.11.2008
(...) Cette technique suppose l'imitation aussi exacte que possible de l'arbre "de départ", comme le montre le carnet de Mare et ses notations chromatiques - "cassure fraîche", "cassure demi fraîche".
(source en signature)
en hommage à Magali pour le cheng bao zhuang d'avant hier...
Le Maître-céleste Zhang conjure les pestilences.
– Le grand maréchal Hong laisse échapper les démons.
L'histoire dit que sous le règne du Fils du Ciel Ren-zong de la dynastie des Grands Song, à la troisième demi-heure de la cinquième veille de nuit du troisième jour de la troisième lune de l'an 3 de l'ère Jia-you, le souverain s'en vint prendre place pour siéger au palais des Appartements-Pourpres et recevoir les hommages de tous les hauts dignitaires. Quand ce fut fini, le maître des cérémonies annonca d'une voix forte :
Que ceux qui ont quelque chose à dire sortent des rangs et fassent leur rapport sans tarder ! Que les autres enroulent leurs écrans et quittent la Cour !
Ecrit par : niki | 27.11.2008
Pierre Coubertin me balance ce matin par SMS post mortel cela que je livre, enfants, à votre méditation tandis qu'il neige de l'ouate belge sur nos monts beiges: "Il est interdit de donner à manger au drapeau".
Ecrit par : JLK | 05.12.2008
chuis honoré : 10 000 francs belches à qui prouvera le contraire !
(…) À l’époque Song, dans les auberges au long des routes, la qualité de gendarme escortant un prisonnier était suffisante pour être logé gratuitement. Donc, les deux gendarmes Dong Chao et Xue Ba, emmenant Lin Chong, s’arrêtèrent pour la nuit dans une auberge. Le lendemain à l’aube, ils se levèrent, allumèrent du feu, prirent leur déjeuner et se remirent en route vers Cang-zhou.
C’était juste la saison des grandes chaleurs de la sixième lune, au plus fort de la canicule. La bastonnade qu’avait subie Lin Chong ne l’avait pas affecté au début, mais au bout de deux ou trois jours, et à cause du temps torride, ses plaies se rouvrirent ; comme par surcroît ç’avait été la première bastonnade de sa vie, il en vint bientôt à s’arrêter à chaque pas, puis à ne plus pouvoir bouger du tout ! Xue Ba finit par dire :
« En voilà un malotru ! Il y a plus de deux mille lis d’ici à Cang-zhou ; si tu continues à ce train-là, est-ce que nous arriverons un jour ?
– Sauf votre respect, dit Lin Chong, à la résidence du grand maréchal, on n’y est pas allé de main morte avec moi ; et avant-hier, j’ai encore eu ma ration de coups de bâton ! Maintenant, les plaies se sont rouvertes… Par cette chaleur, dignes sires, je vous demanderai d’aller un peu plus doucement !
– Eh bien, dit Dong Chao, marche lentement s’il le faut, sans t’occuper de ce qu’il raconte ! »
Xue Ba qui, pendant tout le trajet, n’avait cessé de marmonner, ronchonner, maugréer et enrager, explosa :
« Vraiment, quelle guigne pour des gens de notre valeur de tomber sur un diable de lambin comme toi ! »
Le soir commença à tomber, les trois hommes se dirigèrent vers une auberge de village et, quand ils furent dans la chambre, les gendarmes déposèrent leurs bâtons et défirent leurs baluchons. Lin Chong se débarrassa lui aussi de son ballot et, sans attendre que ses gardes ouvrissent la bouche, en tira une poignée de menuaille puis demanda au gromet d’aller chercher un peu de vin et de viande, de se procurer un peu de riz et de préparer un repas, auquel il convia les deux gendarmes. Xue Ba et Dong Chao ajoutèrent à cela un supplément de vin et firent boire Lin Chong qui, soûl comme une grive, finit par s’écrouler par terre avec sa cangue !
Xue Ba alla faire chauffer une grande marmite d’eau et, quand elle fut bien bouillante, il l’apporta et en remplit une bassine en disant à Lin Chong : « Instructeur Lin, tu devrais te laver les pieds ; tu dormiras mieux ! »
Lin Chong tenta de se mettre debout mais, entravé par sa cangue, ne put se redresser.
« Attends, dit Xue Ba, je vais te les laver.
– Il n’en est pas question ! protesta Lin Chong.
– Voyons, quand on est en voyage, est-ce qu’on fait tant de manières ? »
Lin Chong, qui n’y voyait pas malice, étendit tout bonnement le pied… que, d’une pression, Xue Ba enfonça dans l’eau bouillante !
« Aïe » hurla Lin Chong en retirant la jambe précipitamment, mais déjà trop tard, car son pied était couvert de cloques rouges.
« Merci, ne vous dérangez pas pour moi ! » gémit-il.
Xue Ba ironisa :
« D’habitude, on voit toujours les prisonniers servir les gendarmes, mais jamais les gendarmes être les domestiques d’un prisonnier ! Plein de bonnes intentions, on lui propose de lui laver les pieds, et le résultat, c’est que c’est lui qui se plaint ! Trop froid par-ci, trop chaud par-là… Est-ce que ce n’est pas le cas de dire que les bonnes intentions sont mal récompensées ? »
Toujours grommelant et récriminant, il ne cessa de pester pendant une bonne partie de la nuit. Lin Chong allait-il risquer la moindre réponse ? Il alla se coucher dans un coin. Les deux gendarmes jetèrent l’eau bouillante, allèrent puiser de l’eau fraîche et se lavèrent les pieds dehors.
Ils dormirent jusqu’à la quatrième veille. Xue Ba se leva avant tous les autres occupants de l’auberge, fit chauffer une soupe aux nouilles et prépara le déjeuner. Lin Chong se leva, se sentit défaillir et fut aussi incapable d’avaler une bouchée que de faire un pas. Xue Ba empoigna son bâton « eau et feu » et le pressa d’avancer. Dong Chaos, lui, fouilla dans sa besace, en tira une paire d’espartilles aux œillets et lacets de chanvre tressé, et dit au prisonnier de les passer.
Quand Lin Chong examina ses pieds, il s’aperçut qu’ils étaient tout tuméfiés, couvert de cloques ; il voulut remettre ses vieilles sandales de paille, mais il lui fut impossible de les trouver ! Et où aller les chercher ? Il n’eut d’autre recours que d’enfiler les neuves. Il appela le gromet et paya son dû.
Les deux gendarmes sortirent de l’auberge avec Lin Chong aux environs de la cinquième veille. À peine eurent-ils fait deux ou trois lis que Lin Chong, dont les cloques étaient lacérées par les sandales neuves, et dont les pieds dégouttaient de sang, fut incapable de faire un pas de plus. Il se mit à crier sa détresse sans discontinuer. Xue Ba commença à l’insulter :
« Si tu marches, tâche de marcher vite ! Si tu ne marches pas, tu vas goûter de mon bâton !
– Messer, pitié ! Est-ce que j’oserais traîner et vous retarder ? La vérité est que je ne peux plus bouger les pieds, tant je souffre !
– Eh bien, dit Dong Chao, je vais te soutenir, voilà tout ! Avance ! »
Lin Chong s’appuya sur son épaule et ils firent encore cahin-caha, quatre ou cinq lis. Lin Chong était désormais hors d’état de marcher ; mais ils étaient déjà en vue d’une nappe de brumes et de brouillards recouvrant une forêt sombre et effrayante, qui s’appelait la Forêt-des-Sangliers. C’était aussi la première passe périlleuse sur la route menant de la capitale orientale à la ville de Cang-zhou. En effet, sous les Song, c’est dans cette forêt qu’on faisait conduire, par des gendarmes préalablement subornés, les ennemis qu’on pouvait avoir ; innombrables, en vérité, furent les braves qui y perdirent la vie !
Ce jour-là, les deux gendarmes forcèrent donc Lin Chong à courir vers la forêt, et Dong Chao grogna :
« Nous avons marché pendant toute la cinquième veille, et en deux heures nous n’avons même pas fait dix lis ! À cette vitesse-là, est-ce que nous arriverons jamais à Cang-zhou ?
Mais Xue Ba dit :
« Moi non plus, je ne peux plus avancer ! Allons nous reposer un moment dans la forêt ! »
Les trois hommes entrèrent à vive allure dans les bois et déposèrent leur baluchons, qu’ils placèrent contre les racines d’un arbre. Lin Chong eut à peine le temps de pousser un « aïe » en s’appuyant à un gros tronc d’arbre, car il s’effondra sur le sol.
Don Chao et Xue Ba protestèrent :
« On s’arrête à chaque pas ! Le résultat, c’est que nous-mêmes nous n’en pouvons plus ! Faisons un petit somme avant de nous remettre en route. »
Ils posèrent alors leurs bâtons, s’étendirent et fermèrent les yeux. Soudain, au ras du sol, ils se mirent à pousser des cris !
« Dignes sires, demanda Lin Chong, que se passe-t-il ?
– Nous nous apprêtions à faire un petit somme… seulement, il n’y a ici ni verrou ni serrure, et nous avons peur que tu n’en profites pour te sauver. Nous sommes inquiets, c’est ce qui nous empêche de dormir tranquilles.
– Avec votre permission, dit Lin Chong, je suis un homme de cœur ! Puisque j’ai été condamné, jamais de la vie je ne me sauverai !
– Ouiche ! rétorqua Xue Ba. Qu’est-ce qui nous oblige à te croire ? Si nous voulons être tranquilles, la seule solution est de te ligoter !
– Messers, si vous voulez me ligoter, ligotez-moi ! De toute façon, est-ce que j’ai le droit de me plaindre ? »
Xue Ba fouilla dans sa besace, en tira une corde et ficela Lin Chong à sa cangue, lui attachant solidement les mains et lui liant les pieds, et le ligotant en outre à un tronc d’arbre !
Alors les deux happe-chair se levèrent d’un bond, retournèrent chercher leurs bâtons et, regardant Lin Chong dans les yeux, lui dirent :
« Si nous t’expédions maintenant, ce n’est pas nous qui le voulons. C’est un certain officier Lu, qui est venu nous voir l’autre jour et nous a transmis l’ordre du grand maréchal Gao. Il nous a dit de te mener ici et de t’y supprimer. Il attend avec impatience que nous lui rapportions tes sceaux dorés* en guise de réponse. Même si nous marchions encore quelques jours de plus, cela ne changerait rien à ton sort. Ton heure est venue ! La seule différence, c’est que, si nous réglons l’affaire ici même, nous serons, nous deux, plus vite revenus ! Alors, n’aie pas de haine pour tes deux petits frères, qui ne font qu’exécuter des ordres supérieurs auxquels ils ne sont pour rien !… C’est pénible, mais il faut que tu le comprennes : dans un an, jour pour jour, ce sera l’anniversaire de ta mort ! Nous autres, nous avons des délais précis à respecter et, d’ailleurs, nous devons nous hâter d’aller rendre compte de notre mission. »
À ces mots, Lin Chong versa une pluie de larmes et implora :
« Messers, il n’y a entre nous nulle haine passée, nulle inimité présente ! Si vous vous arrangez pour me sauver, je n’oublierai jamais votre bienfait !
– Assez de bavardage inutile ! coupa Dong Chao. Nous ne pouvons pas te sauver ! »
Alors Xue Ba leva son bâton rouge et noir et s’apprêta à fracasser le crâne à Lin Chong.
[Shi Nai-an, Au bord de l’eau, tome I, chapitre VIII]
* Il faut expliquer qu’à l’époque Song, tous les criminels, bannis et déportés étaient marqués d’un tatouage sur le visage ; mais, par euphémisme, on appelait ce pénible usage : da-jin-yin, « application des sceaux dorés ».
Petzi et ses amis ont décidé de visiter la Chine.
Mais comment y aller ? En creusant un énorme trou dans le jardin pour atteindre l'autre côté de la Terre ? Dans un sous-marin construit de leurs mains ? En montgolfière ?
Après avoir tout tenté, les fougueux voyageurs opteront pour leur vieux bateau, compagnon de toutes leurs tribulations ! Un récit amusant et inventif, retrouvé après la mort de l'auteur et jamais publié en français.
Extrait du livre :
Melissa suit une thérapie parce que son père est mort, ce qui en fait un personnage tragique de ce journal. Sa psy la fait s'allonger sur un canapé et lui demande de parler de ses rêves. Ensuite, elle lui explique que tous ses rêves ont un rapport avec le sexe, puis qu'ils concernent son père mort.
Commentaires
Le culot et la blancheur des dents de certains resteront a jamais un grand mystere pour moi.
"L’Olympisme est une philosophie de vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’Olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels."
Ecrit par : fred_ | 25.03.2008
de qui la citation, david Douillet ?
« La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. »
[Pierre de Coubertin, Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne]
Ecrit par : niki | 25.03.2008
N'est pas Richard Gere qui veut, et toc !
Ecrit par : Robin Masters | 25.03.2008
chouette, une arlésienne 100% pur jus
Ecrit par : niki | 26.03.2008
ARRETE POUR AVOIR BRANDI UN TSHIRT RSF
sur le parcours de la Flamme Olympique
Lundi 07/04/08
Pour manifester mon soutien aux droits de l'homme
j'avais décidé de porter un tshirt RSF
Mon choix pour le lieu s'était porté sur le pont du Garigliano.
Vers 12h00 je me place sur le pont, bien avant la barrière des CRS, donc absolument pas sur le parcours de la flamme, j'étais même à une centaine de mètres d'une caméra de FR2 ou France 3, du côté de Javel.
J'ai tenu le tshirt le long du parapet du pont face à la tour Eiffel, dans l'axe du parcours de la flamme.
A l'arrivée de la flamme, vers 13h00, j'ai brandi le tshirt au-dessus de moi, avec l'aide de personne auprès de qui je me tenais. Vers 13h15 je me suis tourné vers le convoi, toujours en brandissant mon tshirt, je n'avais en aucune façon un comportement pouvant mettre en danger ou ne serait-ce que géner le convoi de la Flamme ( je re-précise que j'étais toujours au même endroit, bien avant le secteur "interdit" par les CRS ).
A ce moment j'ai remarqué ce qui m'a parut bizarre, à savoir l'arrivée en vélo d'un homme de type Chinois, écouteurs de téléphone greffés aux oreilles, qui s'est mis à prendre des photos des personnes qui exhibaient des "signes manifestes" de soutien au Tibet ou aux Droits de l'Homme/RSF. Il était évident que ce n'était pas la flamme qui semblait l'intéresser !
( je me suis dit à ce moment là que s'était "rapé" pour mon visa pour les JO, si jamais j'en avais eu l'intention !)
Et bizarrement, peu après un CRS est arrivé pour me demander de ne pas montrer le tshirt RSF !
Je lui ai répondu que je n'enfreignais aucune loi, que je ne gênais pas le passage de la flamme, que je ne comprenais pas le motif de sa demande !
Sur ce, avec l'aide d'autres CRS, ils me saisissent pour m'enlever mon tshirt en me trainant vers le milieu du pont sous les sifflets de la foule.
Comme je refusais de lâcher mon tshirt, un officier des CRS m'à proposé le marché suivant : "Vous nous donnez le tshirt ou nous vous emmenons au poste !"
J'ai refusé, me suis trouvé menotté, fouillé et jeté dans un fourgon-cellule où je me suis retrouvé en compagnie d'un autre redoutable individu de 78 ans !
De là, nous avons été emmené au commissariat central du 15 ième (rejoint par deux autres personnes entre temps).
Je dois signaler que dans le commissariat, les policiers semblaient très génés sur les motifs de nos arrestations, dans mon cas personnel, il n'y avait aucun motif ni raison justifiant la privation de liberté d'un citoyen Français !
Remis en liberté vers 17h00
Deux interrogations :
De quel droit, en France, les Chinois peuvent donner des consignes/ordres aux forces de l'ordre au mépris le plus total du droit !
Qu'il était inquiétant de savoir que l'on pouvait donné ce type d'ordre aux forces de l'ordre et encore plus inquiétant de réaliser que ces ordres pouvaient être appliqués !
Je précise que je n'ai rien contre les athlètes
Que je ne fais partie d'aucune organisation ou parti
Ecrit par : Pichel | 10.04.2008
Cela a été ainsi dans le monde entier, au Népal, en Australie, partout. Le pouvoir commercial de la Chine sans doute. Votre arrestation est inadmissible.
Ecrit par : Pythie | 05.09.2008
merci pour la visite, le commentaire (Pichel, si vous nous lisez...) et disons le reste. alors je respecte naturellement votre choix mais en même temps trouve qque peu regrettable d'ainsi priver la plupart de mes avatars de votre espace hors du commun
“Please log in to continue”
oh ! cela signifierait-il que moi aussi je peux avoir des amis ?
j'arrive et vous souhaite une bien belle journée dès que possible
Ecrit par : niki | 05.09.2008
Vous vous adressez à moi Niki ou à Pichel?
On peut consulter ma page et mon blog, sans s'inscrire par contre pour les commentaires il est vrai que le blog est mieux.
http://www.myspace.com/kerville
Merci pour l'article.
Ecrit par : Pythie | 05.09.2008
à vous !! enfin... à TOI (si je puis dire de manière presque aussi intelligible que cavalière)
le témoignage d'avril dernier n'est j'avoue honte à notre vilain coco qu'un "vulgaire" copié/collé
dsl, je ne connais ce Pichel ni d'ève ni d'adam
mais peu importe, grâce à ta page j'ai déjà un ami, ça fait d'autant plus plaisir qu'en ce qui le concerne, Tom (c'est son p'tit nom) en compte pas moins de 243724432, quel brave gars il doit être...
"mediumnité du dimanche après midi"
héhé, excellent ! bon, Pythie chérie, comme tu vois vous êtes ici chez vous
on communique j'espère bientôt, ici ou "ailleurs"
++
Ecrit par : niki | 05.09.2008
Merci pour les commentaires sur mon tout nouveau blog, j'ai pas l'habitude, c'est bien.
Je laisse tout le temps des commentaires aux autres mais c'est vrai que sur Myspace la réciproque n'est pas possible. Je n'y avais pas pensé!!
Pour le lien entre les amérindiens et le Tibet, je l'ai rajouté hier justement dans mon blog MS, c'est ce qui m'a le plus frappée en arrivant au Tibet. Mais les gens pensent que je divague quand j'en parle.
Les bijoux en turquoise, certains aspects de la culture (sauge) et même la couleur de la peau (la race rouge), me faisait penser aux amérindiens.
Il paraitrait en fait, qu'ils auraient une racine similaire, et j'aimerais beaucoup un musée montrant les similitudes entre ces deux cultures. La plus grande étant que ce sont deux cultures vouées à disparaitre et que j'apprécie autant l'une que l'autre.
A Lhassa, j'étais très malade. Ce qui fait que je me suis cantonnée aux camps de réfugiés tibétains au Népal en fait. Le manque d'oxygène au Tibet est très dur à supporter pour certaines personnes. Sur un groupe de 20 personnes, il n'est pas rare, qu'une ou deux personnes meurent, mais cela aussi personne n'en parle jamais. Sans tente à oxygène, c'est très dangereux de monter plus haut que 5000 mètres. Un photographe que j'ai rencontré venait d'être sauvé de justesse parce qu'il était gentil et surtout très léger, son sherpa s'était presque tué pour le sauver, en descendant à toute vitesse la montagne en le prenant sur son dos. Il ne faut pas être méprisant et hautain avec les sherpas au Népal et au Tibet. Enfin, bref, toute une aventure ce Tibet.
Ecrit par : Pythie | 07.09.2008
Merci pour mes premiers commentaires! C'est peuplé chez vous! J'ai laissé un long message qui n'a pas été accepté, je pense.
Ecrit par : Pythie | 07.09.2008
et quand l'éminent sociologue Matt Groening dépeint ses compatriotes en jaune, il divague aussi tu penses ?
peuplé, oui, on va dire ça :) j'invite d'ailleurs toute ma clique* à te rendre visite sans plus attendre !
et la santé, à présent ? beaucoup beaucoup mieux j'espère... dingue comme tu ne fais pas du tout du tout ton âge en tout cas o_O
*puisse un jour ce mot être traduit en mandarin devant le tribunal pénal intergalactique
Ecrit par : niki | 08.09.2008
Nic, je n'arrive pas à trouver tes derniers billets. Tout va bien.
Ecrit par : Pythie | 22.09.2008
tu sais je pensais pas arriver jusque 40, déjà 27 c'était loin. alors pour en quelque sorte fêter l'évènement et m'offrir les moyens de poursuivre ne fut-ce qu'un jour de plus le chemin de mon destin ici bas en presque toute décontraction du gland, j'ai décidé de commencer la pratique du t'ai chi chuan... ch'te jure !
lundi c'était open doors (curieusement ,une d'entre elles, celle du vestiaire, grande ouverte, s'est d'ailleurs brutalement refermée de sa propre initiative tout juste au moment où je m'apprêtais à entrer... peut-être les restes d'un avortement de purification karmique à yeuten ling il y a de cela pourtant bien longtemps aujourd'hui mercredi kr kr kr... sans blague, il y avait un témoin, une dame plus âgée qui me suivait et venait également assister à la séance d'infos, la pauvre j'ai bien senti qu'elle trouvait l'esprit de la porte drôlement moins facétieux que moi, enfin bref...)
un moment, le prof, un petit bout de femme à la chevelure automnale je veux dire si ce n'est sa tenue vestimentaire typique son physique évoque davantage une légende celtique, en vient à causer modes et travaux. elle insiste : tenue au choix du pratiquant, rien d'obligatoire. elle précise aussi que pour celles et ceux qui le souhaitent on peut trouver les espèces de petites pantoufles que les plus fondamentalistes d'entre eux portent aux pieds pour la modique somme de 7 euros la paire dans une épicerie du centre de liège (pas loin de chez humblet, pour les initiés en commerce crapuleux). sur ce, un élève entre deux âges (celui qui a servi de partenaire à madame) se permet de signaler le déménagement du fournisseur des petites pantoufles en question... selon lui l'épicerie se trouve désormais pratiquement en face de son ancien emplacement.
étonnement du prof : ah bon ! (court silence) et celle du voleur qui se fait courser dans des ruelles de la cité interdite, vous la connaissez ? dit-elle... il court comme un dératé et les forces de l'ordre pareil, le voleur arrive à un carrefour où il aperçoit un moine assis sur le trottoir. à ce dernier, tout en poursuivant sa course folle, il lance : si on te demande si tu as vu passer quelqu'un tu réponds personne ok ? le moine se lève, traverse la rue pour aller s'asseoir sur le trottoir d'en face juste avant que les poursuivants ne pointent le bout de leurs bâtons dansants (l'(ance^tre de la matraque en fibre de carbone). ils crient : hé toi ! tu as vu passé quelqu'un ? et le bonze de répondre : depuis que je suis assis ici je n'ai vu passé personne.
Ecrit par : niki | 24.09.2008
l'assemblée toutes paupières closes s'essaie à la méditation quand du fond de la salle la sonnerie polyphonique du portable d'un bleu déchire le silence (du fred chopin, si détendu je ne m'abuse)
personne ne bouge, personne n'est blessé
...
le prof (sophie, que bon sang déjà j'aime), de mémoire : alors voilà, "normalement", si tout va bien, là, vous avez dû percevoir les notes d'une chouette mélodie...
Ecrit par : niki | 30.09.2008
en pratiquant assidûment cet exercice ; peut-être un jour aurez-vous tout comme moi des cercles rose, vert et bleu électrique sur les pieds...
Ecrit par : Héroïne de manganèse en chaussettes baba | 07.10.2008
une pointe de rhum, et c'est le parfum suave de la caraïbe !
Ecrit par : Captain Theophilus Mo Fergussson Sr. | 18.10.2008
He said captain i said wot
Ecrit par : Mary Read | 19.10.2008
- Transporter le tigre et retourner à la montagne
- Transporter le tigre et pousser la montagne (Kai He)
- Frapper le tigre
- Pas en arrière et chevaucher le tigre
- En tenant la tête des tigres (épée)
- Tirer sur le tigre avec l’arc
- Le léopard et le tigre retournent à la grotte (forme de Tung Ying Chieh)
- Le tigre blanc levant la queue (épée)
Ecrit par : Zhang Qing | 06.11.2008
Zhang Qin, époux de Sun la Cadette, a longtemps été un paisible jardinier dans un monastère. Ayant tué un bonze dans un moment de folie, il a incendié le monastère et a pris la fuite pour s'établir comme aubergiste prés de la Falaise en Croix où il mène son affaire de bien curieuse manière. Il assassine ses clients pour en faire de la viande dont il farcit ses pâtés... à 3 exceptions prés que lui dicte sa morale : il ne tue ni les moines parce qu'ils sont pauvres, ni les prostituées parce qu'elles lui feraient mauvaise réputation ni les hors-la-loi pour lesquels il éprouve une sorte de solidarité. Le hasard placera Lu Zhi-Shen puis Wu Song sur son chemin et ce dernier deviendra son ami.
source : http://www.geocities.com/nguyenVFR/Romanx.html
Tout ça pour faire le malin, dire que je viens de commander la traduction française de 水浒传 (un roman d'aventures paraît-il lu plus encore que la Bible ou le Coran)
Ecrit par : Le sursinge d'Or s'offre des fruits | 07.11.2008
(...) Cette technique suppose l'imitation aussi exacte que possible de l'arbre "de départ", comme le montre le carnet de Mare et ses notations chromatiques - "cassure fraîche", "cassure demi fraîche".
(source en signature)
en hommage à Magali pour le cheng bao zhuang d'avant hier...
Ecrit par : niki | 19.11.2008
CHAPITRE PREMIER
Le Maître-céleste Zhang conjure les pestilences.
– Le grand maréchal Hong laisse échapper les démons.
L'histoire dit que sous le règne du Fils du Ciel Ren-zong de la dynastie des Grands Song, à la troisième demi-heure de la cinquième veille de nuit du troisième jour de la troisième lune de l'an 3 de l'ère Jia-you, le souverain s'en vint prendre place pour siéger au palais des Appartements-Pourpres et recevoir les hommages de tous les hauts dignitaires. Quand ce fut fini, le maître des cérémonies annonca d'une voix forte :
Que ceux qui ont quelque chose à dire sortent des rangs et fassent leur rapport sans tarder ! Que les autres enroulent leurs écrans et quittent la Cour !
Ecrit par : niki | 27.11.2008
Pierre Coubertin me balance ce matin par SMS post mortel cela que je livre, enfants, à votre méditation tandis qu'il neige de l'ouate belge sur nos monts beiges: "Il est interdit de donner à manger au drapeau".
Ecrit par : JLK | 05.12.2008
chuis honoré : 10 000 francs belches à qui prouvera le contraire !
Ecrit par : honoré | 05.12.2008
DUBOL DE RIZ, HYGIENISTE !
Ecrit par : amiral gandhi | 10.01.2009
ach ! ach ! ach !
Ecrit par : willy mortier | 06.03.2009
(…) À l’époque Song, dans les auberges au long des routes, la qualité de gendarme escortant un prisonnier était suffisante pour être logé gratuitement. Donc, les deux gendarmes Dong Chao et Xue Ba, emmenant Lin Chong, s’arrêtèrent pour la nuit dans une auberge. Le lendemain à l’aube, ils se levèrent, allumèrent du feu, prirent leur déjeuner et se remirent en route vers Cang-zhou.
C’était juste la saison des grandes chaleurs de la sixième lune, au plus fort de la canicule. La bastonnade qu’avait subie Lin Chong ne l’avait pas affecté au début, mais au bout de deux ou trois jours, et à cause du temps torride, ses plaies se rouvrirent ; comme par surcroît ç’avait été la première bastonnade de sa vie, il en vint bientôt à s’arrêter à chaque pas, puis à ne plus pouvoir bouger du tout ! Xue Ba finit par dire :
« En voilà un malotru ! Il y a plus de deux mille lis d’ici à Cang-zhou ; si tu continues à ce train-là, est-ce que nous arriverons un jour ?
– Sauf votre respect, dit Lin Chong, à la résidence du grand maréchal, on n’y est pas allé de main morte avec moi ; et avant-hier, j’ai encore eu ma ration de coups de bâton ! Maintenant, les plaies se sont rouvertes… Par cette chaleur, dignes sires, je vous demanderai d’aller un peu plus doucement !
– Eh bien, dit Dong Chao, marche lentement s’il le faut, sans t’occuper de ce qu’il raconte ! »
Xue Ba qui, pendant tout le trajet, n’avait cessé de marmonner, ronchonner, maugréer et enrager, explosa :
« Vraiment, quelle guigne pour des gens de notre valeur de tomber sur un diable de lambin comme toi ! »
Le soir commença à tomber, les trois hommes se dirigèrent vers une auberge de village et, quand ils furent dans la chambre, les gendarmes déposèrent leurs bâtons et défirent leurs baluchons. Lin Chong se débarrassa lui aussi de son ballot et, sans attendre que ses gardes ouvrissent la bouche, en tira une poignée de menuaille puis demanda au gromet d’aller chercher un peu de vin et de viande, de se procurer un peu de riz et de préparer un repas, auquel il convia les deux gendarmes. Xue Ba et Dong Chao ajoutèrent à cela un supplément de vin et firent boire Lin Chong qui, soûl comme une grive, finit par s’écrouler par terre avec sa cangue !
Xue Ba alla faire chauffer une grande marmite d’eau et, quand elle fut bien bouillante, il l’apporta et en remplit une bassine en disant à Lin Chong : « Instructeur Lin, tu devrais te laver les pieds ; tu dormiras mieux ! »
Lin Chong tenta de se mettre debout mais, entravé par sa cangue, ne put se redresser.
« Attends, dit Xue Ba, je vais te les laver.
– Il n’en est pas question ! protesta Lin Chong.
– Voyons, quand on est en voyage, est-ce qu’on fait tant de manières ? »
Lin Chong, qui n’y voyait pas malice, étendit tout bonnement le pied… que, d’une pression, Xue Ba enfonça dans l’eau bouillante !
« Aïe » hurla Lin Chong en retirant la jambe précipitamment, mais déjà trop tard, car son pied était couvert de cloques rouges.
« Merci, ne vous dérangez pas pour moi ! » gémit-il.
Xue Ba ironisa :
« D’habitude, on voit toujours les prisonniers servir les gendarmes, mais jamais les gendarmes être les domestiques d’un prisonnier ! Plein de bonnes intentions, on lui propose de lui laver les pieds, et le résultat, c’est que c’est lui qui se plaint ! Trop froid par-ci, trop chaud par-là… Est-ce que ce n’est pas le cas de dire que les bonnes intentions sont mal récompensées ? »
Toujours grommelant et récriminant, il ne cessa de pester pendant une bonne partie de la nuit. Lin Chong allait-il risquer la moindre réponse ? Il alla se coucher dans un coin. Les deux gendarmes jetèrent l’eau bouillante, allèrent puiser de l’eau fraîche et se lavèrent les pieds dehors.
Ils dormirent jusqu’à la quatrième veille. Xue Ba se leva avant tous les autres occupants de l’auberge, fit chauffer une soupe aux nouilles et prépara le déjeuner. Lin Chong se leva, se sentit défaillir et fut aussi incapable d’avaler une bouchée que de faire un pas. Xue Ba empoigna son bâton « eau et feu » et le pressa d’avancer. Dong Chaos, lui, fouilla dans sa besace, en tira une paire d’espartilles aux œillets et lacets de chanvre tressé, et dit au prisonnier de les passer.
Quand Lin Chong examina ses pieds, il s’aperçut qu’ils étaient tout tuméfiés, couvert de cloques ; il voulut remettre ses vieilles sandales de paille, mais il lui fut impossible de les trouver ! Et où aller les chercher ? Il n’eut d’autre recours que d’enfiler les neuves. Il appela le gromet et paya son dû.
Les deux gendarmes sortirent de l’auberge avec Lin Chong aux environs de la cinquième veille. À peine eurent-ils fait deux ou trois lis que Lin Chong, dont les cloques étaient lacérées par les sandales neuves, et dont les pieds dégouttaient de sang, fut incapable de faire un pas de plus. Il se mit à crier sa détresse sans discontinuer. Xue Ba commença à l’insulter :
« Si tu marches, tâche de marcher vite ! Si tu ne marches pas, tu vas goûter de mon bâton !
– Messer, pitié ! Est-ce que j’oserais traîner et vous retarder ? La vérité est que je ne peux plus bouger les pieds, tant je souffre !
– Eh bien, dit Dong Chao, je vais te soutenir, voilà tout ! Avance ! »
Lin Chong s’appuya sur son épaule et ils firent encore cahin-caha, quatre ou cinq lis. Lin Chong était désormais hors d’état de marcher ; mais ils étaient déjà en vue d’une nappe de brumes et de brouillards recouvrant une forêt sombre et effrayante, qui s’appelait la Forêt-des-Sangliers. C’était aussi la première passe périlleuse sur la route menant de la capitale orientale à la ville de Cang-zhou. En effet, sous les Song, c’est dans cette forêt qu’on faisait conduire, par des gendarmes préalablement subornés, les ennemis qu’on pouvait avoir ; innombrables, en vérité, furent les braves qui y perdirent la vie !
Ce jour-là, les deux gendarmes forcèrent donc Lin Chong à courir vers la forêt, et Dong Chao grogna :
« Nous avons marché pendant toute la cinquième veille, et en deux heures nous n’avons même pas fait dix lis ! À cette vitesse-là, est-ce que nous arriverons jamais à Cang-zhou ?
Mais Xue Ba dit :
« Moi non plus, je ne peux plus avancer ! Allons nous reposer un moment dans la forêt ! »
Les trois hommes entrèrent à vive allure dans les bois et déposèrent leur baluchons, qu’ils placèrent contre les racines d’un arbre. Lin Chong eut à peine le temps de pousser un « aïe » en s’appuyant à un gros tronc d’arbre, car il s’effondra sur le sol.
Don Chao et Xue Ba protestèrent :
« On s’arrête à chaque pas ! Le résultat, c’est que nous-mêmes nous n’en pouvons plus ! Faisons un petit somme avant de nous remettre en route. »
Ils posèrent alors leurs bâtons, s’étendirent et fermèrent les yeux. Soudain, au ras du sol, ils se mirent à pousser des cris !
« Dignes sires, demanda Lin Chong, que se passe-t-il ?
– Nous nous apprêtions à faire un petit somme… seulement, il n’y a ici ni verrou ni serrure, et nous avons peur que tu n’en profites pour te sauver. Nous sommes inquiets, c’est ce qui nous empêche de dormir tranquilles.
– Avec votre permission, dit Lin Chong, je suis un homme de cœur ! Puisque j’ai été condamné, jamais de la vie je ne me sauverai !
– Ouiche ! rétorqua Xue Ba. Qu’est-ce qui nous oblige à te croire ? Si nous voulons être tranquilles, la seule solution est de te ligoter !
– Messers, si vous voulez me ligoter, ligotez-moi ! De toute façon, est-ce que j’ai le droit de me plaindre ? »
Xue Ba fouilla dans sa besace, en tira une corde et ficela Lin Chong à sa cangue, lui attachant solidement les mains et lui liant les pieds, et le ligotant en outre à un tronc d’arbre !
Alors les deux happe-chair se levèrent d’un bond, retournèrent chercher leurs bâtons et, regardant Lin Chong dans les yeux, lui dirent :
« Si nous t’expédions maintenant, ce n’est pas nous qui le voulons. C’est un certain officier Lu, qui est venu nous voir l’autre jour et nous a transmis l’ordre du grand maréchal Gao. Il nous a dit de te mener ici et de t’y supprimer. Il attend avec impatience que nous lui rapportions tes sceaux dorés* en guise de réponse. Même si nous marchions encore quelques jours de plus, cela ne changerait rien à ton sort. Ton heure est venue ! La seule différence, c’est que, si nous réglons l’affaire ici même, nous serons, nous deux, plus vite revenus ! Alors, n’aie pas de haine pour tes deux petits frères, qui ne font qu’exécuter des ordres supérieurs auxquels ils ne sont pour rien !… C’est pénible, mais il faut que tu le comprennes : dans un an, jour pour jour, ce sera l’anniversaire de ta mort ! Nous autres, nous avons des délais précis à respecter et, d’ailleurs, nous devons nous hâter d’aller rendre compte de notre mission. »
À ces mots, Lin Chong versa une pluie de larmes et implora :
« Messers, il n’y a entre nous nulle haine passée, nulle inimité présente ! Si vous vous arrangez pour me sauver, je n’oublierai jamais votre bienfait !
– Assez de bavardage inutile ! coupa Dong Chao. Nous ne pouvons pas te sauver ! »
Alors Xue Ba leva son bâton rouge et noir et s’apprêta à fracasser le crâne à Lin Chong.
[Shi Nai-an, Au bord de l’eau, tome I, chapitre VIII]
* Il faut expliquer qu’à l’époque Song, tous les criminels, bannis et déportés étaient marqués d’un tatouage sur le visage ; mais, par euphémisme, on appelait ce pénible usage : da-jin-yin, « application des sceaux dorés ».
Ecrit par : niki | 10.03.2009
*autocensure*
Ecrit par : Valida Lardos | 14.03.2009
Petzi, T23 - Petzi en Chine
Petzi et ses amis ont décidé de visiter la Chine.
Mais comment y aller ? En creusant un énorme trou dans le jardin pour atteindre l'autre côté de la Terre ? Dans un sous-marin construit de leurs mains ? En montgolfière ?
Après avoir tout tenté, les fougueux voyageurs opteront pour leur vieux bateau, compagnon de toutes leurs tribulations ! Un récit amusant et inventif, retrouvé après la mort de l'auteur et jamais publié en français.
Extrait du livre :
Melissa suit une thérapie parce que son père est mort, ce qui en fait un personnage tragique de ce journal. Sa psy la fait s'allonger sur un canapé et lui demande de parler de ses rêves. Ensuite, elle lui explique que tous ses rêves ont un rapport avec le sexe, puis qu'ils concernent son père mort.
source en signatuure
Ecrit par : Gulp | 17.04.2009
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