21.01.2009
L' E a u R o u g e

Unijambiste, Alan Stacey conduisait avec une poignée de gaz de moto fixée au levier de vitesses.
Il débute en trial puis passe à l'automobile en 1955, par les courses de club, sur des Lotus Eleven.
Rapide malgré son handicap, il gagne sept courses en 1956 et attire ainsi l'attention de Colin Chapman. Deux victoires, à Brands Hatch et Crystal Palace, ainsi qu'une troisième place à Rouen en GT le convainquent d'essayer Stacey en F1.
Aligné dans la foulée à Silverstone, il commence timidement carrière en Grand Prix, se qualifiant de justesse, trahi par le moteur de sa Lotus 16.
Il remet cela en 1959 à Aintree où il obtient une huitième place, son meilleur résultat en Championnat du monde. Un embrayage défaillant au GP des USA clôt cette saison durant laquelle lui et ses coéquipiers Innés Ireland et Graham Hill souffrent du manque de fiabilité de leurs machines.
Alan Stacey ne passe pas inaperçu dans les parcs fermés, d'autant plus qu'il y est accompagné par son mécano personnel de toujours, Bill Bossom. À la place d'un bras, l'homme a une prothèse prolongée d'un support à outils. Les deux personnages forcent l'admiration partout où ils passent ; ils n'ont que des amis, même si certains pratiquent l'humour un peu rude de cette époque, tel Innés Ireland, grand copain de Stacey, qui avait fait croire à Jim Clark que son pote avait également une prothèse à la place d'un autre membre.
1960 n'est pas un bon cru. La grosse chaleur régnant en Argentine épuise Alan qui abandonne. On doit à la vérité d'indiquer que la puissance des F1 dépasse maintenant les moyens d'un pilote que fatigue ce système sommaire d'accélération à main. Maîtrisée sur les 100 chevaux de sa Lotus Eleven, la commande de gaz le force, sur la Lotus 18 (150 CV supplémentaires), à d'insupportables acrobaties qui usent sa hanche.
Une quatrième place à l'International Trophy et deux abandons aux GP de Monaco et de Hollande - où il fut longtemps troisième, conduisent notre homme à Spa-Francorchamps, ce toboggan infernal où il n'a jamais mis le pied. Les essais se déroulent mal chez Lotus, dont les voitures, à l'époque, cassent comme du verre ; Moss est gravement accidenté, lâché par sa caisse qui brise une fusée. Quant à Mike Taylor, il sort au volant d’une 18 privée brutalement de sa colonne de direction.
Alan est prudent, il n'est qu'en dernière ligne au départ. Devant lui, loin devant en troisième ligne, sur une Cooper, se trouve un dénommé Chris Bristow. Il n'a aucun lien spécial avec ce gars-là, si ce n'est une touchette à Goodwood u an plus tôt. Le hasard va pourtant les unir à jamais : ils vivent leur dernier jour. En lutte avec Willy Mairesse, Bristow sort au vingtième tour.
On retrouvera dans un champ le casque maculé de plumes et de sang d'Alan Stacey cinq tours plus tard. Collision frontale avec un oiseau volant non identifié. Une disparition à l'image de sa vie, fascinante.
00:00 | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : ovni, jps, algohallucinose, effet lotus





Commentaires
– Prends la plupart des gens, ils sont fous de voitures. Ils prennent bien soin de ne pas leur faire la moindre égratignure, et ils sont toujours en train de te parler du nombre de kilomètres qu’ils font au litre, et en achetant une nouvelle marque de voitures, ils se mettent déjà à penser l’échanger contre une encore plus nouvelle. Je déteste même les vieilles voitures. Je veux dire, elles ne m’intéressent même pas. J’aimerais mieux avoir une saleté de cheval. Un cheval, c’est humain, au moins, cré bon Dieu. Un cheval, tu peux au moins…
[Holden Caulfield]
Ecrit par : Vieux Wiggily | 19.06.2000
(...) Lotus trouve un dessin d’elle sur un morceau de papier toilette souillé, et le met face à Hirondelle, qui est effrayée d’avoir été confondue et ne veut pas être renvoyée. Folle de rage, Lotus lui laisse le choix entre manger le papier et être chassée de la maisonnée.
extrait de 妻妾成群
Ecrit par : 清明 | 04.04.2009
(...) dans les textes anciens était une espèce de bouillie, mais aujourd'hui on pensera plutôt aux runbing, sortes de crêpes roulées, ancêtres des chunjuan. Le rouleau de printemps serait à l'origine une méthode ingénieuse utilisée par ceux qui pour cause de pauvreté ne pouvaient déposer d'offrande alimentaire complète sur les tombes.
Ecrit par : sursinge de bois vert flottant | 19.02.2009
la couleur extincteur des plumes retrouvées ce matin sur l'oreiller de l'hôte me laisse songeur : et si les chaleurs d'un gris du gabon femelle étaient à l'origine de la collision ?
Ecrit par : coco | 24.02.2009
"ECLATEZ-VOUS ! ENVOYEZ UNE CARTE POSTALE PERSONNALISEE A LARISSA
bord d'ailes, ça fonctionne pas !
tant pis
MERCI PAPA... c'est terrible ! et euh, rien à voir avec le daron à GOUDRON 1 comment il est vip sur radio contact nostalgie et tout ça hein ! ch'sais pas à fond pourquoi je crois que j'♥ un peu bcp votre travail, miss6. en revanche, la police de caractères du site d'où vous en exposez une partie ne semble plus à une bavure près... ici on a bien du mal à supporter de voir comment elle traite votre ragoûtant petit nom... enfin soit, si vous pouviez nous faxer la date de votre prochaine expo au centre culturel de Masta ainsi qu'une bonne dizaine d'invitations ce serait gentil tout plein ! merci d'avance et bien à vous
Ecrit par : Les Visiteurs du mercredi après-midi des Cendres | 25.02.2009
“ Quand il y a un problème, ne cherchez pas d’abord la solution, trouvez la cause. Je crois que cette crise est liée à votre gestion de l’immigration. Nous, les Africains, nous qui émigrons, nous avons aussi tort. Mais c’est votre faute : vous acceptez des réfugiés qui ne le sont pas et qui se fabriquent des histoires d’exilés politiques. En Afrique, on peut trouver n’importe quel travail, mais il y a ceux qui ne veulent pas travailler. Ils veulent seulement aller en France. Et quand on leur dit de retourner dans leur pays, c’est l’émeute, les défilés. Ils veulent aussi un logement, même quand il n’y en a pas. La France doit faire la politique de ses moyens, avec les Français.
La France a été trop laxiste. Sur le regroupement familial, sur l’éducation. Chez vous, on ne peut pas gronder son enfant, c’est interdit. Donner une taloche, c’est interdit. On ne peut pas dire ceci ou cela, c’est interdit. […] On ne peut rien dire parce que c’est la démocratie, les droits de l’homme. Mais trop de liberté tue la liberté. ”
Omar Bongo - Valeurs actuelles, 2005
Ecrit par : ALEx | 18.06.2009
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